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Comment favoriser l’intégration des réfugiés ?

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Alors qu’elle a accueilli 46 700 réfugiés en 2018, sur 122 743 demandes d’asile au total, une vaste étude montre que la France peine à intégrer ses immigrés. À tel point que la seconde génération s’y sent souvent moins bien que la première.


Dans l’enquête Impact(s) du mois de février, nous avons soulevé les grands enjeux de l’intégration des réfugiés : de l’urgence sanitaire et humanitaire à l’obtention d’un titre de séjour, en passant par l’obtention d’un emploi et d’un logement. Nous avons essayé de comprendre les obstacles, les temporalités multiples, le deuil du pays d’origine.

Et puis, tout au long du mois, nous avons découvert les solutions proposées par les citoyens, les associations, les entrepreneurs, les collectivités publiques. Autant d’actions qui montre que l’intégration n’est pas un processus à sens unique.


Des associations historiques

Nous avons notamment rappelé l’action de l’association France terre d’asile, qui depuis 1970 aide toutes les personnes en situation de migrations de droit, en particulier les réfugiés et les apatrides. Le Grdr, lui, tente de mettre en place des actions combinées dans les pays de départ, de passage et d’accueil, en rassemblant des agronomes, économistes, sociologues, géographes, urbanistes, travailleurs sociaux… Plus récente, l’association Singa regroupe aujourd’hui une communauté de plus de 20 000 membres : entrepreneurs, artistes, sportifs, danseurs, étudiants… qui se rencontrent pour participer à l’accueil des personnes réfugiées et enrichir le répertoire de l’asile à travers l’innovation.


Des citoyens engagés

Certains citoyens s’engagent directement, en accueillant par exemple des réfugiés chez eux pour palier dans l’urgence le manque de logements. Autre projet citoyen, The Human Safety Net s’inspire de l’idée de la « chaîne d’entraide », principe selon lequel les bénéficiaires aideront ensuite les autres, répercutant ainsi les changements positifs dans le monde entier, avec un potentiel illimité. Toujours très concrètement, des citoyens se sont regroupés à Ville d’Avray pour agir au quotidien localement.


Langue et accueil

Des réfugiés aux profils et origines diverses, ayant une appétence pour la technologie, particulièrement pour le développement web, ont créé une application pour orienter les réfugiés vers des informations fiables. En parallèle, l’Afpa a également lancé un vaste programme d’intégration pour les réfugiés. Une association défend également les droits des migrants au quotidien, tandis que plusieurs organismes proposent des cours de langue, notamment BAAM, qui s’installe en plein air dans Paris chaque jour.


Le travail, élément clé de l’intégration

De nombreux acteurs agissent sur l’intégration professionnelles des réfugiés, en créant par exemple des modules pour favoriser leur insertion en entreprise. Un cabinet de recrutement propose aussi de placer les talents réfugiés dans les entreprises. Des alternatives au travail salarié existent également, avec notamment un accompagnement public pour les migrants désireux de créer leur entreprise, ou encore des possibilités scolaires pour les mineurs.


Une rencontre pour agir

Pour prolonger les échanges et passer à l’acte, nous vous avons donné rendez-vous au Collège des Bernardins puis à BeeoTop les 19 et 20 février derniers pour 48h dédiées à l’intégration des réfugiés. Au programme : table ronde, théâtre et découverte de projets inspirants.

Deux jours riches et inspirants, qui nous ont permis de comprendre que l’intégration n’est pas l’assimilation ou l’insertion. Elle nécessite la participation de tous, et non seulement des Français issus de l’immigration.

 

Positivr, le 07/04/2019

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