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Sur les 3 000 réfugiés que Paris s’était engagé à réinstaller, seuls 1 300 ont été accueillis en France

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L’émissaire du Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), Volker Türk, a appelé la semaine dernière la France à prendre sa part dans la réinstallation des réfugiés. En effet, seulement 1 300 personnes ont été accueillies depuis 2017, alors que Paris s’était engagé à en recevoir 3 000 d’ici la fin de l’année.

 

Lors d’une visite la semaine dernière à Paris dans le cadre d’un  "dialogue de haut niveau" avec le gouvernement et des acteurs de l’asile (Ofpra, CNDA), l’émissaire du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a pressé Paris de prendre sa part dans la réinstallation des réfugiés.

"Un des objectifs du pacte [mondial des réfugiés, ndlr], c’est d’augmenter les solutions dans les pays tiers surtout la réinstallation mais aussi des mesures d’admission complémentaires, comme la réunification familiale mais aussi des parrainages", a déclaré mercredi 23 janvier Volker Türk.

En 2017, la France s’était engagée à accueillir, d’ici fin 2019, 3 000 réfugiés réinstallés au Niger et au Tchad. Mais selon le HCR, Paris n’en a reçu que 1 300, soit moins de la moitié.

"J’aimerais bien avoir de la visibilité pour les programmes de réinstallation, sur la base de ce que la France fait déjà, bâtir là-dessus et avoir un engagement continu sur lequel construire les années à venir", a ajouté l’émissaire de l’agence onusienne.

Plus de 84% des réfugiés se trouvent actuellement dans les pays du Sud, plutôt que dans les États industrialisés, a-t-il ajouté. Or, les réinstallations, qui sont loin de correspondre à l’ampleur des flux mais répondent à l’urgence des plus vulnérables (femmes, enfants, malades), sont en baisse, affirme encore Volker Türk.

"Le chiffre actuel n’est pas suffisant. On avait en 2016 un peu plus de 100 000 personnes acceptées, maintenant on est à 75 000. On peut trouver des moyens pour augmenter ce chiffre ", a-t-il estimé.

L’émissaire du HCR a également appelé à la mise en place d’un "système prévisible de débarquement" pour les migrants secourus en Méditerranée par des navires humanitaires. "L’Europe doit s’unir pour faire face à cette situation", a-t-il insisté.

En effet, depuis que l’Italie a fermé ses ports en juin dernier, les navires humanitaires passent parfois plusieurs jours en mer avant qu’un accord entre États européens soit conclu et que leur débarquement soit autorisé. C’est notamment le cas du Sea-Watch qui a secouru 47 migrants au large de la Libye samedi 19 janvier et qui erre depuis dans les eaux italiennes en attendant qu’une solution soit trouvée.

 

Info Migrants, le 29 Janvier 2019

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