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Mini-sommet euro-africain : plan d’action des flux migratoires et la réinstallation.

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Par France terre d'asile, le 30/08/2017

Suite au mini-sommet organisé ce lundi 28 août par Emmanuel Macron avec les chefs d’État et de gouvernement de l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Tchad, le Niger et la Libye ainsi que la Haute représentante de l’Union européenne aux affaires étrangères, un plan d’action visant à accélérer l’adoption de mesures relatives à la gestion des flux migratoires depuis l’Afrique a été adopté.


Dans un premier temps, cette déclaration conjointe insiste sur l’importance de lutter contre le trafic d’êtres humains sur l’ensemble de la route migratoire. Ainsi, les dirigeants européens promeuvent un soutien aux forces de sécurité tchadiennes et nigériennes afin de renforcer leur contrôle aux frontières et de lutter contre les trafiquants. En Libye, cela passerait notamment par le renforcement du processus de transition politique.


Selon cette déclaration, la lutte contre l’immigration illégale permettrait de réduire le nombre de morts et serait compatible avec la protection des droits humains. Elle prévoit ainsi la mise en place d’infrastructures d’accueil conformes aux normes humanitaires en Libye, en partenariat avec  l’Organisation internationale des migrations (OIM) et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).


En outre, dans le cadre du programme lancé par la Commission européenne le 4 juillet 2017, il est proposé de faciliter la réinstallation des réfugiés depuis le Tchad et le Niger vers les pays européens, et d’encourager au retour volontaire des autres migrants. Le Président du Tchad a prévenu que son pays n’ouvrirait pas de centres accessibles à toute personne voulant demander l’asile, mais uniquement destinés aux personnes déjà identifiées comme réfugiés par le HCR en vue de la réinstallation.

Le HCR s’est déclaré satisfait de ce plan d’action qui selon Filippo Grandi, s’inscrit sur le long terme. Pour Pierre Henry, directeur de France terre d’asile, une nouvelle voie d’accès légale « ne peut pas être une alternative à un accueil digne sur le territoire européen » et une collaboration avec la Libye, où les droits fondamentaux ne sont pas respectés « est tout à fait inenvisageable ».