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Sarcelles : les jeunes invitent les réfugiés à leur table

 

le parisien

 

Les membres de l’association Capespoir, en partenariat avec l’association France Terre d’asile, ont organisé un repas solidaire ce vendredi à la maison de quartier Watteau.


La maison de quartier Watteau, à Sarcelles, est en effervescence ce vendredi. Dans la salle, la musique résonne. Sur une petite scène, un groupe de filles répètent une chorégraphie, pendant que d’autres jeunes s’affairent en cuisine, à l’occasion d’un repas solidaire à destination des réfugiés. Au bar, quelques garçons terminent les salades. Le tout sous l’organisation de Nabila, 18 ans, Moinaecha, 21 ans, et Kalathouni, 19 ans. Ces jeunes femmes, habitantes de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), sont adhérentes de l’association Capespoir, basée à Sarcelles. C’est avec l’aide des dirigeants de cette structure, et en partenariat avec l’association France Terre d’asile, qu’elles se sont lancé dans l’organisation de ce repas. « On est contentes de les recevoir ici », glissent ces étudiantes. « L’idée c’est de partager un bon moment, de discuter. On est dans un esprit de solidarité », réagit Nabila.

 

« On a besoin de moments comme ça »

 


Il est un peu plus de midi quand les premiers convives arrivent. Ils vivent au Cada de Stains (Seine-Saint-Denis). Isaac vient d’Afghanistan, Imelda du Gabon, Cécilia du Kenya, Yasmine du Bangladesh. Ils ont tous fui leur pays. « J’étais soldat chez moi, j’ai dû partir, sinon on m’aurait tué », glisse Isaac, qui prend des cours de français. « On a besoin de moments comme ces repas. Je viens juste d’arriver mais déjà je me sens bien », sourit Yasmine, elle aussi partie pour « sauver sa vie ». « Il y a une bonne atmosphère, confirme Cécilia. J’ai même envie de revenir. »

Le dialogue avec les jeunes de l’association Capespoir s’instaure très vite. Les animations de danse et les démonstrations de double dutch par le groupe du Val-de-Marne, Sister jump, fait de l’effet. Les jeunes de Capespoir sont fiers. « On a réussi ça tous ensemble », insistent Nabila, Moinaecha et Kalathouni. « On veut que la jeunesse soit acteur, moteur », réagit Fatima Tabibou, directrice de Capespoir. Ici, les adhérents sont franciliens. « On veut casser ces logiques de territoires, on veut qu’ils soient des citoyens conscients, avertis. »

 

Le 5 Janvier 2018, Le Parisien