Main menu

Fermeture du centre La Chapelle : deux "bus solidaires" vont orienter les migrants

info migrant

 

Deux "bus solidaires" mis en place par la Mairie de Paris doivent compléter l’action des maraudes à pied afin d'aller à la rencontre des migrants, après la fermeture du centre de premier accueil (CPA) de La Chapelle. Les bus doivent faciliter leur orientation vers des structures adaptées.

 

La Mairie de Paris a déployé la semaine dernière deux "bus solidaires" afin d’informer au mieux les migrants qui depuis la fermeture du centre humanitaire de La Chapelle sont livrés à eux-mêmes. Ils manquent d’informations sur le nouveau dispositif mis en place par l’État : l'ouverture de cinq centres d'accueil (CAES) à Paris et région parisienne.

Financés par la Ville et gérés par des travailleurs sociaux de l’association France terre d’asile, les deux bus iront à la rencontre des migrants "pour évaluer leurs besoins de base et faciliter leur orientation vers les dispositifs existants", avec une attention particulière pour les mineurs isolés et les familles. Ces bus entrent en action en complément des maraudes des ONG à pied.

Plus de 2 000 migrants vivent actuellement dans des campements sauvages du nord de la capitale, qualifiés d’"indignes" par la maire de Paris, Anne Hidalgo. Celui du Millénaire qui longe le canal Saint-Denis (entre la Porte de la Chapelle et la porte de la Villette) est aujourd’hui le plus gros campement de Paris avec près de 1 500 personnes qui dorment sous des tentes. Selon les associations, le nombre de migrants ne cessent d’augmenter chaque semaine.

Après la fermeture du centre de La Chapelle, la Ville a ouvert un premier accueil de jour dans le 4ème arrondissement, en coordination avec l’État et Emmaüs solidarité. En tout, l'État devrait ouvrir quatre centres de jour. Ces derniers doivent poursuivre certaines fonctions du centre de La Chapelle, avec la mission d’"accueillir notamment les familles primo-arrivantes et de répondre à leurs besoins vitaux : hébergement, hygiène, alimentation", peut-on lire dans un communiqué de la Mairie de Paris.

 

Infomigrants, le 09/04/2018