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Faut-il externaliser la politique migratoire ?

france culture

Le 27 juillet à Orléans, Emmanuel Macron exprimait sa volonté d'externaliser la politique migratoire en ouvrant des centres d'orientation dans des pays africains, comme le Tchad et le Niger.

 

 

Le chemin est périlleux, l’arrivée incertaine et pourtant jusqu’à présent rien n’empêche les hommes et les femmes qui fuient la guerre, la répression ou la misère de prendre la route de l’immigration.

Face aux drames humains engendrés par la situation les dirigeants européens peinent à trouver une solution durable et encore moins commune.

Dernière proposition en date côté français : traiter les dossiers des candidats au départ avant qu’ils ne prennent la route. Concrètement il s’agirait d’ouvrir des centres « d’orientation » – certains disent de tri – dans les pays de transit tels le Tchad ou le Niger. On parle même de la Libye dès que la sécurité y sera revenue. Les réfugiés politiques pourraient alors recevoir directement le droit d’asile et rejoindre la France légalement et en toute sécurité.

Mais que se passera-t-il pour les autres ? Pourquoi rentreraient-ils dans le pays qu’ils ont fui ? Et comment les dissuader de prendre la route ?

La proposition, bien qu’ambitieuse, laisse de nombreuses questions ouvertes. Avons-nous même tiré le bilan des premières tentatives de sous-traitance de l’immigration en Turquie suite à l’accord signé en mars 2016 ?

Faut-il externaliser la politique migratoire ?

 

Par France culture, le 10/08/2017