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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
1er au 15 mars 2019

Alors que Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, a refusé de mettre fin à la campagne d’affichage attaquant Jean-Claude Juncker et la politique migratoire de l’Union, la Commission européenne et le Parti populaire européen (PPE) ont lancé leur contre-attaque.

Contre attaque européenne après la campagne anti migrants

© Flickr/European People’s Party


Le 4 mars, le PPE, qui rassemble divers partis politiques de centre-droit et de droite au Parlement européen, a enclenché une procédure d’exclusion du parti hongrois Fidesz, dirigé par Viktor Orbán. Cette procédure avait été demandée par plusieurs partis membres du PPE reprochant au leader hongrois de s’en prendre à Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, et lui aussi membre du PPE. Le Centre démocrate humaniste, un parti belge centriste membre du même groupe, avait même annoncé qu’il quitterait le PPE si le Fidesz n’en était pas exclu.

Quelques jours auparavant, la Commission européenne avait réagi à la campagne du gouvernement hongrois en publiant une réponse officielle, affirmant que les citoyens hongrois « méritent des faits et non de la fiction ». Dans sa riposte, la Commission a démonté chacun des arguments développés par la Hongrie contre la politique migratoire de l’Union.

Face à ces différentes réactions européennes, l’avenir du Fidesz au sein du PPE est plus qu’incertain. En effet, bien que Gulyás Gergely, proche de Viktor Orbán, ait déclaré que ce dernier était prêt à s’excuser, le Premier ministre hongrois avait quant à lui affirmé quelques jours plus tôt que la place de son parti « n’est peut-être pas dans le PPE ». La décision sur l’exclusion du Fidesz devrait intervenir le 20 mars prochain.