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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
1er au 15 mars 2019

Malgré la contestation grandissante d’une partie de la population italienne, particulièrement depuis l’adoption en novembre dernier du « décret-loi Salvini », le gouvernement et son ministre de l’Intérieur poursuivent le durcissement de la politique migratoire du pays.

italie toujours divisée sur la question migratoire

© Adobe Stock/ChiccoDodiFC

 

Le 2 mars, près de 250 000 personnes se sont réunies à Milan pour manifester contre le racisme, la xénophobie et la discrimination. Organisée par Giuseppe Sala, le maire de centre-gauche de Milan, et soutenue par des dizaines d’organisations et d’associations, cette manifestation s’est employée à démontrer l’existence d’une force d’opposition au gouvernement italien et à critiquer la politique anti-migrants mise en œuvre par Matteo Salvini.

Loin d’infléchir sa position face à cette protestation, le ministre de l’Intérieur a ordonné le 6 mars l’évacuation de plus de 1 500 personnes, dont des femmes et des enfants, d’un camp situé à San Ferdinando, au sud de l’Italie. Matteo Salvini s’est félicité de « passer des mots aux actes », alors que des associations de protection des droits de l’Homme ont exprimé leurs inquiétudes quant au relogement effectif des personnes évacuées.

Depuis sa nomination comme ministre de l’Intérieur en juin 2018, Matteo Salvini a multiplié les actes hostiles aux réfugiés et aux migrants, à l’image de la fermeture des ports italiens aux navires humanitaires opérant en Méditerranée, et du « décret-loi Salvini » qui abroge notamment les permis de séjour humanitaires.