Main menu

Présentation

 

Un mineur isolé étranger (MIE) est un jeune de moins de 18 ans qui n’a pas la nationalité française et se trouve séparé de ses représentants légaux sur le sol français. De sa minorité découle une incapacité juridique, et de l’absence de représentant légal une situation d’isolement et un besoin de protection. Il n’existe pas de statut juridique propre aux MIE. Ces derniers se trouvent alors au croisement entre le droit des étrangers et, au titre de l’enfance en danger, du dispositif français de protection de l’enfance, qui ne pose aucune condition de nationalité. Cette dualité imprègne l’ensemble des enjeux liés à la problématique des MIE. Pourtant, le statut d’enfant devrait prévaloir, conformément aux engagements de la France, au titre de la Convention internationale des droits de l’enfant. Leur vulnérabilité particulière doit être prise en compte dans tous les aspects de l’accompagnement des MIE.

 

Malgré une visibilité croissante de la problématique de l’accueil des MIE, il reste difficile d’obtenir des données fiables et précises sur leur nombre. En l’absence de statistiques officielles, on estime habituellement qu’environ 10 000 MIE se trouvent en France métropolitaine. À cela s’ajoutent les chiffres de l’Outre-mer, où plus de 3000 mineurs isolés étrangers seraient déjà présents à Mayotte. Depuis juin 2013 et la mise en place d’une cellule nationale - au sein de la Direction de protection judiciaire de la jeunesse - recensant le nombre de jeunes évalués mineurs et isolés sur le territoire français, des données précises ont pu être collectées. Entre le 1er juin 2013 et le 31 mai 2014, 4 042 jeunes primo-arrivants ont été reconnus mineurs isolés étrangers.

 

Le profil des MIE dans les pays européens est sensiblement le même. Une très grande majorité d’entre eux sont des garçons (70 à 95% selon les pays). On note cependant la présence de jeunes filles migrantes, dont la vulnérabilité implique une attention particulière. La plupart des MIE sont âgés de plus de 15 ans. Ils suivent des parcours migratoires similaires à ceux des adultes. Ainsi, les nationalités les plus représentées d’une année sur l’autre reflètent les tendances générales des flux migratoires vers la France. Les raisons de la migration sont multiples et peuvent s’entrecroiser : crainte de persécution, situation de conflits, maltraitance, mandat confié par la famille, tentative pour retrouver un proche ayant déjà émigré ou pour fuir la misère, et plus généralement, recherche d’une vie meilleure.

 

Depuis les années 1990, France terre d’asile s’implique dans l’accueil et la protection des mineurs isolés étrangers. Notre association, à travers l’action d’une direction dédiée à la protection des mineurs isolés étrangers, s’efforce de garantir à ces jeunes le respect de leurs droits tels qu’ils sont définis par la Convention internationale des droits de l’enfant et mis en œuvre par les différents acteurs institutionnels français, ainsi que la possibilité de bâtir un véritable projet de vie.



Nos engagements sur le terrain sont nombreux et variés : accueil d’urgence ou prise en charge durable, information et orientation, suivi éducatif, accès à la formation, appui juridique et administratif, accès aux soins et soutien psychologique, loisirs, accès à la demande d’asile, etc. Nos propositions se doivent d’être complètes pour permettre aux jeunes de se reconstruire et de penser concrètement à l’avenir.