Main menu
Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 31 octobre 2019

Le 16 octobre, 1 500 personnes ont été transférées de force vers le camp de Vucjak, dans le nord-ouest de la Bosnie, où la municipalité prévoit pourtant de mettre fin à toute aide.

 

Bosnie c IFRC
© International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies

Le 15 octobre, les autorités locales ont annoncé que toutes les personnes vivant dans des logements informels, des squats ou des espaces publics dans le canton d’Una Sana, soit environ 6 000 personnes qui attendent de franchir la frontière avec la Croatie, seraient désormais transférées vers le camp pourtant jugé « inhumain » de Vucjak. Officiellement, ce transfert a pour but de leur fournir un abri adéquat à l’approche du froid hivernal, tout en permettant « un retour à la normale pour les citoyens » mécontents de la ville de Bihac.

Pourtant, selon le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations en Bosnie, le camp de Vucjak ne constitue « pas une solution » compte-tenu des risques sanitaires et des conditions de vie (manque de lits et de nourriture, absence de ramassage des déchets). Le maire de Bihac, Suhret Fazlic, s’est quant à lui insurgé face à cette décision de transfert, s’inquiétant de « ces malheureux [migrants] se promenant dans la ville de Bihac […] et [qu’ils sont] les seuls à essayer d’aider ». Il a à ce titre annoncé que la municipalité cesserait de fournir une aide au camp, où vivent désormais 2 000 personnes, à compter du 21 octobre afin de « forcer les institutions de l’État à enfin faire leur travail ». Dans ce contexte, l’ONU a ainsi mis en garde le pays : « Cette décision, si elle est appliquée, ainsi que la réinstallation de nouvelles personnes [dans le camp], risquent de provoquer une urgence humanitaire sur le site de Vucjak ».

Article publié le 21/10/2019