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France: une femme expulsée en Érythrée, un des pays les plus répressifs au monde

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C'est une première depuis au moins vingt ans. D'ordinaire, les Érythréens qui ont pu prouver leur nationalité auprès des autorités françaises obtiennent une protection. L’Érythrée est considérée comme l'un des pays les plus répressifs au monde.

Cette ressortissante érythréenne a été arrêtée le 8 mai à la frontière espagnole, à bord d’un autobus, avec un titre de séjour « contrefait » et un passeport, selon la préfecture des Pyrénées-Orientales. On ignore encore les détails du périple qui l'a conduit en France.

Placée en centre de rétention, elle a multiplié les recours judiciaires et déposé en urgence une demande d'asile, mais en vain. Tout a été rejeté. Elle a fait appel du rejet de l’asile mais, avant l'examen de son recours, a été reconduite de force dans son pays natal le 6 juin, en dépit des mises en garde sur le régime totalitaire qui règne à Asmara. Et alors que la France n'a plus renvoyé d'Érythréens depuis plus de vingt ans.

Alors que s'est-il passé ? Au ministère de l'Intérieur, on renvoie vers la préfecture. Et à la préfecture, on fait valoir l'épuisement de tous ses recours juridiques pour motiver l'expulsion.

Du côté de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), on assure pourtant que la doctrine française n'a pas changé : la preuve de la nationalité suffit à octroyer une protection aux Érythréens. Mais selon nos informations, la dame aurait mal parlé l'anglais et ses premières déclarations auraient laissé croire qu'elle ne craignait rien en cas de renvoi dans son pays natal.

Par RFI, le 12 juin 2019

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