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Hidalgo va faire «deux propositions» de sites à l'Etat pour héberger les migrants à Paris

le figaro

 

La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé mardi qu'elle allait faire au préfet «deux propositions» de sites où héberger les migrants, et menacé d'une action en justice pour «carence» et «inaction de l'Etat» en matière de mise à l'abri.

«Je vais écrire au préfet pour lui faire deux propositions» de sites ayant «une capacité importante», a déclaré à des journalistes Anne Hidalgo, qui se déplaçait dans le nord de la capitale où au moins 850 migrants dorment sous des tentes, selon le dernier décompte de France Terre d'asile. Le premier site, dans le 17ème arrondissement, est un terrain «appartenant à un propriétaire privé» qui est «prêt à le mettre à disposition pendant deux ans pour qu'on y fasse un accueil humanitaire», a ajouté la maire de Paris. Le second concerne «des bâtiments dont on vient de faire l'acquisition dans le 12e arrondissement», a-t-elle précisé après avoir rencontré des migrants installés dans des tentes au bord du périphérique.

Le préfet de région Michel Cadot avait annoncé en avril la création d'un nouveau centre d'accueil pour migrants (le sixième de ce type en Ile-de-France), et demandé à la ville de lui faire des propositions pour cette structure. Anne Hidalgo a par ailleurs déploré n'avoir «pas reçu de réponse» à la lettre envoyée fin avril avec douze autres maires aux ministres de l'Intérieur et du Logement pour leur réclamer des places supplémentaires. «Avec d'autres maires, on est en train d'étudier l'hypothèse de saisir la justice pour carence» et «inaction de l'Etat» a-t-elle assuré. Ce contentieux viserait à établir «la responsabilité de l'Etat dans la mise à l'abri, car c'est de sa compétence».

Cette action en justice, pour laquelle la maire socialiste n'a pas fixé de date plus précise, serait «sans doute une première» mais «on est au bout du rouleau», a-t-elle ajouté. La maire a enfin précisé que le centre d'accueil de jour annoncé début avril porte de La Chapelle allait «démarrer dans les deux semaines», pour permettre aux migrants de s'informer, se reposer, rencontrer des soignants... Anne Hidalgo est repartie à l'offensive sur la question des migrants depuis plusieurs semaines, reprochant à l'Etat une situation de «chaos», que le préfet avait réfutée en faisant valoir le «travail colossal» mené par l'État avec plus de 2.000 prises en charge depuis début 2019.

 

Le Figaro avec AFP

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