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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 octobre 2019

Le 4 octobre, le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio a annoncé la signature d’un nouveau décret interministériel réduisant le délai de renvoi des demandeurs d’asile déboutés grâce à la mise en place d’une liste de pays considérés comme sûrs.

 

Italie c Adobe Stock Marzia Giacobbe
© Adobe Stock/Marzia Giacobbe


Prévue par le « décret Salvini » de novembre 2018, cette liste de 13 États sûrs, parmi lesquels figurent le Maroc, le Sénégal ou encore la Tunisie, est une première pour l’Italie qui pourra désormais enclencher une procédure accélérée pour l’instruction des demandes d’asile des ressortissants de ces pays, et ainsi expulser plus rapidement du territoire les personnes déboutées. Selon les autorités italiennes, ces 13 États constituent les pays d’origine de « plus du tiers [des migrants] qui sont arrivés en Italie en 2019 ». Ce système dépendra néanmoins des accords bilatéraux de réadmission que l’Italie pourra conclure avec ces pays, deux d’entre eux étant déjà en cours de finalisation avec le Maroc et la Tunisie. Un « fonds rapatriement » de 50 millions d’euros a également été annoncé pour « stimuler les accords internationaux dans le cadre de la coopération et du développement ».

Ce nouveau décret constitue, selon M. Di Maio, « la première étape de [notre] plan pour des retours sûrs », alors que, selon Eurostat, 64 540 demandes d’asile ont été rejetées et 5 615 personnes expulsées après un ordre de quitter le territoire italien en 2018. Certaines ONG, telles que l’association italienne Gay Center, craignent néanmoins que des migrants issus de la communauté LGBTQ+, dont l’orientation sexuelle est pénalisée dans certains de ces pays, soient également visés par ces procédures de renvois.

Article publié le 09/10/2019