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Le 30 octobre, l’Italie a choisi de renouveler le mémorandum relatif à la gestion des flux migratoires en Méditerranée conclu avec la Libye, tout en promettant de le renégocier.


Italie Libye c UNHCR Libya Twitter
Les ruines du centre de détention pour personnes migrantes de Tajoura, à l’est de la capitale libyenne, après une attaque ayant fait plus de 50 morts et 80 blessés début juillet 2019.
© UNHCR Libya

Conclu le 2 février 2017 entre le Président du Conseil des ministres italien de l’époque Paolo Gentiloni et le gouvernement d’entente nationale libyen, reconnu par les Nations unies, le mémorandum vise à réduire l’intensité des flux migratoires au départ de l’Afrique du Nord et à destination de l’Union européenne. Il organise la coopération entre les deux États, notamment en prévoyant de fournir des bateaux à l’armée et aux garde-côtes libyens, ainsi que des formations, lesquelles ont également été assurées par l’Union européenne, dans le but « d’endiguer les flux de migrants illégaux et de faire face à leurs conséquences ». Signé pour une durée de trois ans, le mémorandum a été reconduit tacitement en l’absence d’avis contraire d’une des parties, qui devait être notifié au minimum trois mois avant la fin de l’accord, soit en février 2020.

Celui-ci a été, dès son adoption et encore aujourd’hui, fortement critiqué par les associations de défense des droits de l’homme, notamment en raison du nombre toujours aussi conséquent de naufrages en mer Méditerranée, ainsi que du traitement inhumain dont sont victimes les personnes migrantes et réfugiées en Libye, à leur arrivée dans le pays ou une fois interceptés par les garde-côtes.

Le 6 novembre, la ministre de l’Intérieur italienne Luciana Lamorgese s’est exprimée devant la Chambre des députés pour officialiser le renouvellement de l’accord et préciser qu’une partie de son contenu serait renégociée, particulièrement celle portant sur les centres de détention libyens : les autorités italiennes souhaitent qu’ils soient progressivement fermés pour être remplacés par des établissements gérés par des agences onusiennes. Madame Lamorgese a par ailleurs précisé que le gouvernement d’entente nationale libyen semblait favorable à la renégociation.

 

Article publié le 08/11/2019

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