Main menu
Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 31 mai 2019

Depuis plusieurs jours, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) multiplie les déclarations pour dénoncer la dégradation de la situation humanitaire en Libye, et ses conséquences sur les conditions de vie des migrants dans le pays.

 Article HCR HCR Sufyan Said

© HCR / Sufyan Said


Depuis le début des affrontements le 5 avril à Tripoli, environ 70 000 personnes ont été forcées de quitter leur domicile et au moins 454 personnes auraient été tuées, alors que plus de 3 300 réfugiés et migrants sont toujours détenus dans des centres de détention à proximité des zones de combat. « Dans plusieurs centres de détention, en particulier dans la zone occidentale, des personnes ont besoin de soins médicaux d’urgence », a indiqué le 14 mai lors d’une conférence de presse le porte-parole de l’organisation, Charlie Yaxley, précisant que la nourriture disponible sur place était rare et que les installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement étaient en mauvais état. Le 19 mai, le représentant du HCR en Allemagne, Dominik Bartsch, a sommé l’Union européenne d’utiliser « toutes les possibilités d’influence politique pour mettre fin aux souffrances dans les camps ».

 


Pour qu’aucun migrant ne soit renvoyé en Libye, le HCR demande d’accroitre la capacité de recherche et de sauvetage des ONG et des navires d’État, ainsi que de procéder à davantage d’évacuations humanitaires des réfugiés et migrants hors des centres de détention de Tripoli. Afin d’éviter que ces derniers n’entreprennent une traversée périlleuse de la Méditerranée, l’organisation exhorte également les États à proposer des voies d’accès sûres et légales pour rejoindre l’Europe.

 


Dans une déclaration adoptée le 13 mai, le Conseil des affaires étrangères de l’UE s’était dit concerné par l’impact des actions militaires sur les civils à Tripoli, et avait exhorté toutes les parties à appliquer un cessez-le-feu, et à retourner à la table des négociations sous l’égide de l’ONU. Sur la situation des migrants, les ministres des Affaires étrangères avaient rappelé que « toutes les parties doivent protéger les civils, y compris les migrants et les réfugiés, en permettant et en facilitant un acheminement de l'aide et des services humanitaires à toutes les personnes affectées ».