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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 février 2020

Alors que la situation sécuritaire pousse les Nations unies à cesser leurs activités au sein du centre de rassemblement et de départ de Tripoli, l’organisation réclame également l’ouverture d’une enquête sur le bombardement du centre de Tajoura de juillet 2019.

 

photo veille europe

 Le centre de rassemblement et de départ du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés dans la capitale libyenne

© UNHCR/ Caroline Gluck

 

Le 30 janvier, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a annoncé la suspension de ses activités au sein du centre de rassemblement et de départ (Gathering and Departure Facility) de Tripoli, où l’aide apportée aux personnes migrantes avait progressivement diminuée depuis plusieurs semaines. Le chef de mission du HCR en Libye, Jean-Paul Cavalieri, a annoncé avoir appris que les alentours du centre servaient de zone d’entraînement pour les forces militaires et de police libyennes. Affirmant craindre « que la zone entière ne devienne une cible militaire », l’agence onusienne a précisé qu’elle avait commencé à évacuer les réfugiés les plus vulnérables depuis le centre vers une destination non précisée, pour des raisons de sécurité. L’évacuation des autres personnes devrait également être facilitée par la fourniture de matériel de secours, de soins médicaux, et d’une aide financière.

Cette situation n’est pas sans rappeler celle du centre de détention de Tajoura, à l’est de Tripoli, qui, en juillet dernier, avait été détruit par des bombardements, menant à la mort de plus de cinquante personnes. À l’occasion de la publication, le 27 janvier, d’un rapport sur l’attaque, la mission d’appui des Nations unies en Libye et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme ont demandé l’ouverture d’une enquête « impartiale et approfondie » pour déterminer si le bombardement du centre constituait un crime de guerre. En date du 31 janvier 2020, 47 079 demandeurs d’asile et réfugiés étaient encore présents dans le pays.

Voir ici notre article publié le 21/01/2020 sur la situation en Libye.

Article publié le 05/02/2020