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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 juillet 2019

Ces derniers jours, les autorités maltaises se sont montrées volontaires pour permettre le débarquement de migrants secourus par les navires des ONG Sea-Eye et Mediterranea et par les forces armées maltaises elles-mêmes ; l’occasion pour le ministre des Affaires étrangères d’affirmer, au côté de son homologue italien, la nécessité de cesser l’approche « bateau par bateau ».

 

Article Malte c Peter Grima© Peter Grima

Après avoir essuyé un refus de débarquer sur l’île italienne de Lampedusa, le capitaine du navire Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea-Eye, qui avait secouru 65 migrants le 5 juillet, a reçu l’autorisation de débarquer à Malte deux jours plus tard. Le Premier ministre maltais Joseph Muscat, qui s'est entretenu avec la Commission européenne et le gouvernement allemand, a précisé sur Twitter que l’ensemble des migrants secourus sera transféré dans d’autres États membres. La moitié des 58 migrants sauvés par les forces armées maltaises lors d’une autre opération le 7 juillet sera également accueilli par d’autres pays européens.

Le vendredi 5 juillet, les autorités de l’île avaient proposé d’aller chercher les 41 personnes secourues par un autre navire, affrété par l’ONG italienne Mediterranea, et qui était alors bloqué au large de Lampedusa. La Valette avait négocié en échange le renvoi en Italie de 54 migrants déjà présents sur le sol maltais. Pour le gouvernement de Malte, cette démarche “s'inscrit dans une initiative qui promeut un esprit européen de coopération et de bonne volonté entre Malte et l'Italie”. L’opération a finalement échoué et le bateau Alex a débarqué « de force » à Lampedusa le 6 juillet.

« Il n’est plus admissible de continuer à procéder au cas par cas, en cherchant des solutions dans l’urgence » ont réagi dans un communiqué commun les ministres des Affaires étrangères italien et maltais, Enzo Moavero et Carmelo Abela. Rappelant leur volonté de coopération en matière migratoire, ils demandent la création d’un « mécanisme permanent au niveau de l’Union européenne qui affronte l’ensemble des questions sensibles concernant les migrations », un point qu’ils souhaitent inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil des Affaires étrangères de l’UE qui aura lieu le 15 juillet.  

Entre janvier et début juillet 2019, les arrivées ont sensiblement augmenté à Malte, l’île en comptabilisant 1 278, contre 243 sur la même période en 2018.