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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 septembre 2019

Alors que près de 1 400 personnes ont tenté la traversée de la Manche entre janvier et août 2019, soit deux fois plus que sur l’ensemble de l’année 2018, la France et le Royaume-Uni ont annoncé leur volonté de renforcer leur coopération en matière de lutte contre l’immigration illégale.

 

Article Manche c Préfecture maritime Manche mer du Nord© Préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord

 

De plus en plus de personnes tentent de rejoindre l’Angleterre par la mer, tandis que le corps d’un migrant a pour la première fois été découvert sur les côtes belges fin août et qu’une femme iranienne est toujours portée disparue. Le 29 août, les ministres de l’Intérieur britannique et français ont à ce titre annoncé la « possibilité d’un appui financier britannique » attribué à la France afin de « juguler » les traversées de la Manche par des personnes migrantes. Cette nouvelle contribution financière, qui devrait être examinée sous deux semaines, viendrait s’ajouter aux 7 millions d’euros déjà engagés par le Royaume-Uni en janvier dernier pour l’acquisition de matériel de surveillance, et permettrait de renforcer les patrouilles actuelles. Cet accord prévoit en outre de renforcer la « coordination des services d’enquêteurs britanniques et français pour le démantèlement de passeurs », dix filières ayant déjà pu être démantelées depuis le début de l’année.

Ces négociations s’inscrivent par ailleurs dans un contexte de véritable incertitude quant à l’avenir de l’application du règlement Dublin après le Brexit. Le 1er septembre, le ministère de l’Intérieur britannique a en effet déclaré vouloir mettre fin à l’actuel système de réunification familiale des enfants demandeurs d’asile à partir du 1er novembre en l’absence d’accord de sortie entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Cette voie légale est pourtant vitale pour des enfants dont beaucoup vivent dans la rue ou dans des camps surpeuplés de Grèce ou d’Italie. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés exhorte à ce titre « le gouvernement britannique et ses partenaires européens à travailler ensemble pour faire en sorte que les arrangements appropriés restent en place pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et les apatrides ».

Retrouvez notre article précédent sur le sujet ICI.