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Migrants: trois nouveaux centres d'accueil vont ouvrir à Paris

le figaro

 

Trois nouveaux centres d'accueil pour migrants vont ouvrir à Paris à partir d'octobre pour héberger des réfugiés et des demandeurs d'asile, a annoncé ce lundi le préfet de région, Michel Cadot, lors d'une conférence de presse.

 

« Un deuxième CAES (Centre d'accueil et d'examen des situations) va ouvrir début octobre boulevard Ney, dans le 18e arrondissement, dans un bâtiment SNCF vide, pour héberger 150 hommes isolés migrants », a indiqué le préfet lundi. Les CAES ont été créés en mars 2018 pour héberger temporairement les migrants et les orienter en fonction de leur droit au séjour : demandeur d'asile, débouté, « dubliné » dépendant d'un autre pays européen. Aujourd'hui, l'État dispose déjà en Île-de-France de cinq centres d'une capacité totale de 750 places.

Sur un deuxième site boulevard Poniatowski dans le 12e arrondissement, deux autres centres vont ouvrir en octobre dont « une halte de nuit pour les familles » avec une capacité de 70 places et un centre pour hommes isolés réfugiés « insérés professionnellement ou en passe de l'être» de 200 places: «le but est d'accélérer la sortie des réfugiés vers un logement », a souligné le préfet. « Nous nous réjouissons de ces projets indispensables pour répondre à l'urgence humanitaire », a déclaré la Mairie de Paris, mais « ils ne pourront malheureusement pas répondre aux problèmes identifiés par tous les acteurs si les centres continuent d'exclure une partie des publics, c'est à dire les "dublinés" », ajoute la Mairie. « La rue ne doit pas être une option ».

Par ailleurs, le préfet a évoqué le projet de mettre à disposition le « foncier de l'État » pour construire des « chalets » ou « des mobile-homes de qualité ». Cette « nouvelle formule transitoire » permettrait de loger « pendant 6 mois maximum » des réfugiés en attendant leurs logements définitifs : « il faut créer de la fluidité dans les centres d'hébergement », insiste Michel Cadot.

Selon la préfecture, 800 à 900 personnes dont des dizaines de familles vivent dans les campements à Paris, un chiffre qui s'élève à 1.000 personnes, selon la Mairie de Paris. Pour les associations, la part de réfugiés dans les campements insalubres aux portes de Paris est d'environ 15%.

 

Par Le Figaro, le 1 juillet 2019

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