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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 29 février 2020

Un représentant turc a annoncé le 27 février que le gouvernement turc prévoyait de ne plus bloquer le départ de Syriens vers l’Europe, en prévision d’un afflux massif.

 

Article Turquie

© Christopher Jahn / IFRC

 

La décision aurait été adoptée lors d’un Conseil de sécurité exceptionnel réunissant tous les ministres et officiels de la sécurité et de l’Intelligence du régime dirigé par Recep Tayyip Erdoğan. Cette réunion faisait suite à l’annonce de la mort de 33 militaires turcs lors d’une frappe aérienne attribuée au régime syrien dans la zone d’Idlib. Selon les informations transmises par la presse turque, en prévision d’une augmentation massive d’arrivées depuis la région syrienne sinistrée, les gardes-côtes et gardes-frontières turcs auraient reçu l’ordre de ne plus retenir ceux qui désirent rejoindre l’Union européenne par voie maritime ou terrestre.

La réaction officielle du gouvernement turc ne permet pas d’infirmer ou de confirmer cette information, en effet dans une interview pour la chaîne CNN Türk, le porte parole du parti AKP (à la tête de la Turquie), Omer Celik, a précisé que la politique concernant les réfugiés demeurait inchangée mais que l’État ne serait pas en mesure de retenir toutes les personnes souhaitant rejoindre l’Europe.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement turc utilise l’ouverture de ses frontières vers l’Europe comme un moyen de pression géopolitique. En effet, suite à l’accord UE-Turquie sur la politique migratoire en 2016, Recep Tayyip Erdoğan, a de multiples fois proféré cette menace, sans pour autant la mettre à exécution.

Cependant plusieurs médias annoncent que depuis la nuit du 27 au 28 février, on observe des mouvements de plusieurs centaines de personnes migrantes en direction des frontières entre la Turquie, la Grèce et la Bulgarie. Vendredi 28, à la mi-journée, des médias turcs diffusaient des images de groupes de Syriens marchant vers les frontières grecque et bulgare. La Grèce a pour sa part déjà annoncé qu’elle allait renforcer les patrouilles à ses frontières.

 

Article publié le 28/02/2020