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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 septembre 2019

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a présenté le 10 septembre la composition de son nouveau collège, au sein duquel les questions migratoires seront désormais réparties entre deux portefeuilles : « Affaires intérieures » et « Protéger le mode de vie européen ».

 

Article Commissaires européens

 

Sous réserve de validation par le Parlement européen le 22 octobre, ce sont la Suédoise Ylva Johansson et le Grec Margaritis Schinas qui seront en charge de ces questions, attribuées auparavant au seul Commissaire « Migration, Affaires intérieures et citoyenneté ». Madame Johansson, en charge des « Affaires intérieures », aura notamment pour mission de travailler sur un « Nouveau Pacte sur la Migration et l’Asile », de réfléchir à une approche fiable et permanente pour la recherche et le sauvetage en mer, de développer de véritables voies légales vers l’Union européenne (réinstallation, emploi), d’intensifier la lutte contre les trafiquants d’êtres humains et les passeurs, et de renforcer les moyens de l’agence Frontex. En charge du portefeuille « Protéger notre mode de vie européen », le commissaire Margaritis Schinas adoptera quant à lui une approche plus « transversale » des questions migratoires, en assurant notamment la cohérence entre les dimensions internes et externes des migrations, et en participant lui aussi au travail sur le « Nouveau Pacte sur la Migration et l’Asile ».

L’intitulé du portefeuille « Protection du mode de vie européen », en créant un lien entre migration et sécurité, a néanmoins créé une vaste polémique. Un porte-parole d’Amnesty International a notamment dénoncé une « rhétorique de l’extrême droite », et certains eurodéputés ont à ce titre menacé de ne pas donner leur accord lors des auditions que devront passer entre le 30 septembre et le 8 octobre les nouveaux commissaires devant le Parlement : « Le nom du portefeuille est très critiquable car cela sous-entend que notre mode de vie serait attaqué, en danger » explique l’eurodéputée socialiste Sylvie Guillaume, pour qui il est dès lors nécessaire de « modifier non seulement le titre », mais également d’en « redéfinir les missions ».