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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 septembre 2019

En vertu d’un accord signé le 10 septembre avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’Union africaine (UA), le Rwanda s’apprête à accueillir un premier groupe de 500 réfugiés et demandeurs d’asile africains actuellement détenus en Libye.

 

Article Rwanda UNHCR

© UNHCR/Sufyan Arara

 

À terme, ce sont près de 3 000 demandeurs d’asile et réfugiés qui pourraient bénéficier de ce nouveau mécanisme de transit, financé conjointement par l’Union européenne et l’UA selon Vincent Cochetel, Envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale. Accueillis au sein d’un centre d’accueil à 60 kilomètres de la capitale Kigali, les 500 premiers rescapés pourront par la suite être réinstallés dans un pays tiers, retourner volontairement dans leur pays, ou recevoir l’autorisation de rester au Rwanda. Au fur et à mesure de leur départ, ils seront remplacés par un nouveau contingent d’évacués.

Ce mécanisme de transit d’urgence est le second à être mis en place en Afrique, le Niger ayant quant à lui accueilli plus de 3 000 personnes évacuées de Libye depuis fin 2017. Alors que 4 700 personnes sont encore détenues dans le pays, l’UA espère bien répliquer ces accords avec d’autres nations du continent. Plusieurs critiques ont néanmoins été adressées à l’encontre de l’UE suite à cette annonce : elle est notamment accusée « d’externaliser » la prise en charge de ses demandeurs d’asile et réfugiés. Jeffrey Crisp, de l’Université d’Oxford, s’interrogeait à ce titre sur la volonté réelle de l‘UE de « mettre à disposition [d]es places de réinstallation ».