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Européens, diplômés... l'INSEE balaie les préjugés sur les immigrés

coty inc et le groupe roberto cavalli annoncent un accord de licence pour les parfums cavalli des juillet 2011 517013

L’Insee publie une une enquête riche d’enseignements et de surprises sur l’immigration en France.

 

Pendant que le fantasme d’un Pacte de Marrakech organisant la submersion migratoire de la France contamine les réseaux sociaux et les esprits de certains gilets jaunes, l’Insee publie, mercredi 12 décembre, les données clefs de la population immigrée en France. Les enseignements factuels délivrés par l’institut d’études économiques balaient quelques préjugés tenaces qui travaillent la société française. Première surprise : l’Europe est le plus gros pourvoyeur de nouveaux arrivants. 37% des immigrés venus s’installer en France en 2016 étaient issus du même continent. L’Afrique arrive à la deuxième place, avec un peu plus d’un tiers des nouveaux arrivants (35,7%). Suivent l’Asie (16,2%) et le duo Amérique-Océanie (11,1%). En se basant sur la répartition par continent d’origine des immigrés déjà présents sur le territoire lors du recensement de 2015, il ressort que l’Afrique est la mieux représentée (44,6%). Suit l’Europe (35,4%), et l’Asie (14,3%).

 

Si le solde migratoire, c’est à dire le rapport entre les arrivées et les départs est légèrement positif selon les données disponibles les plus récentes (+32.000 en 2014), le grand remplacement agité par l’extrême droite ne repose sur aucune réalité tangible. La part de la population immigrée parmi les 66,4 millions de résidents en France atteignait 11,9%, lors du recensement intervenu en 2015, soit 7,9 millions de personnes.


Des nouveaux arrivants souvent actifs et diplômés

La grande majorité des arrivants en âge de travailler sont considérés comme “actifs”, qu’ils soient employés ou en recherche d’emploi. C’est particulièrement vrai chez les hommes : 78% d’entre eux sont actifs, selon les données enregistrées par l’Insee en 2017, un chiffre légèrement supérieur au taux d’activité de leurs homologues non immigrés (75%). En revanche, une courte majorité des femmes immigrées sont actives (58%) contre deux tiers (69%) de non immigrées. Si les nouveaux arrivants subissent davantage le chômage (16,5% des actifs) et occupent plus souvent des postes d’ouvriers, leur niveau de qualification moyen déconstruit en partie le mythe de la “main d’oeuvre bon marché” venue de l’étranger. Près de la moitié (41%) des immigrés de 15 ans et plus arrivés dans l’Hexagone en 2016 possèdent un diplôme de l’enseignement supérieur. Mieux, plus d’un tiers 36% d’entre-eux ont un niveau de qualification élevé, au-delà du Bac +2. 28% des néo-résidents ont interrompu leur formation après l’obtention du baccalauréat. Enfin 31% d’entre eux ont un niveau brevet, ou inférieur.

 

Capital par Barthélémy Philippe, le 12 novembre 2018