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L’Arabie Saoudite se justifie

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Riyadh estime qu’en accueillant le président déchu, elle voulait contribuer à «désamorcer la crise et arrêter l’effusion de sang du peuple tunisien».

Devant la montée des dénonciations émanant de la classe politique tunisienne et des citoyens tunisiens du fait d’avoir accordé asile au président déchu, Zine El Abidine Ben Ali, l’Arabie Saoudite revient à la charge pour expliquer de nouveau sa décision. Une fois de plus, le Royaume a expliqué que les dirigeants de cette monarchie du Golfe ont voulu contribuer à faire baisser la tension en acceptant d’accueillir le président Ben Ali. Selon Oussama Nogali, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Riyadh a voulu contribuer à arrêter «l’effusion de sang».


«L’Arabie Saoudite n’est pas partie prenante au conflit en Tunisie, mais elle a voulu contribuer à la solution» en acceptant d’accueillir l’ancien président Ben Ali, a-t-il dit dans une déclaration rapportée par l’AFP. En des termes plus précis, il a expliqué que son pays voulait venir en pompier en collaborant à «désamorcer la crise et arrêter l’effusion de sang du peuple tunisien». Par la même occasion, le porte-parole a réitéré la position du Royaume, selon laquelle le président tunisien qui s’est réfugié avec des membres de sa famille à Jeddah (ouest) «ne peut se livrer à aucune activité politique». «Les lois du Royaume ne permettent pas à ses invités de se livrer à une quelconque activité politique», a-t-il dit. Ces réactions interviennent au moment où des opposants tunisiens ont critiqué la position de l’Arabie Saoudite.

Des hommes politiques tunisiens ont demandé à Riyadh de livrer M.Ben Ali à la justice tunisienne. Ces explications se veulent un appui à celles faites par le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal. Ce dernier est intervenu la semaine passée sur ce sujet. Il avait affirmé que le président déchu était «interdit de toute activité» contre son pays. Les autorités saoudiennes maintiennent un black-out total sur le séjour, dans le Royaume, du président tunisien, déchu depuis son arrivée.

L'Expression, le 24/01/2011