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Le patron du HCR veut plus de moyens pour les réfugiés en Afrique

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En visite en Egypte, Filippo Grandi a rappelé que 85 % des 68 millions de déplacés et réfugiés dans le monde vivent dans les pays du Sud.

Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a plaidé lors d’une visite en Egypte, lundi 15 janvier, pour que le continent africain obtienne davantage de ressources pour l’aide aux réfugiés en 2019.

M. Grandi, arrivé dimanche au Caire pour une visite de deux jours, a rencontré lundi le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, et plusieurs responsables gouvernementaux, à quelques jours de la présidence égyptienne de l’Union africaine (UA), en février. Le responsable onusien a rappelé lors d’un point presse que « 85 % des 68 millions de déplacés et réfugiés » dans le monde ne vivent pas dans les pays du Nord, mais dans les pays du Sud.

Par ailleurs, M. Grandi a insisté sur l’importance de l’année 2019 en Afrique, qui marque notamment le 50e anniversaire de la convention sur les réfugiés de l’Organisation de l’unité africaine (OUA, devenue UA). « C’est une occasion de rappeler où les déplacements de populations constituent un gros problème », a-t-il dit. « Cela sera l’occasion d’attirer des ressources en Afrique », a-t-il ajouté, déplorant que « les ressources allouées à l’Afrique soient limitées ».

« Inquiet » pour le Soudan

Cette constatation, estime-t-il, s’applique également à l’Egypte, qui, « bien qu’elle accueille beaucoup de réfugiés, n’est pas reconnue comme pays d’accueil de réfugiés ». L’Egypte accueille près de 250 000 réfugiés enregistrés, selon le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), dont plus de la moitié en provenance de Syrie.

Par ailleurs, M. Grandi a rappelé que l’un des objectifs du Pacte mondial sur les réfugiés approuvé en décembre par 181 pays est de « mobiliser pas seulement des ressources humanitaires mais également des ressources pour le développement, à plus long terme ».

Interrogé sur les manifestations qui secouent depuis près de quatre semaines le Soudan, voisin de l’Egypte, il s’est dit « inquiet » qu’elles puissent générer des déplacements de populations, tout en assurant « espérer que la situation se stabilise de façon paisible ».

Sur la Syrie, il a affirmé que 50 000 réfugiés syriens avaient regagné leur pays en 2018, soit « un petit nombre » équivalent selon lui à « 1 % du nombre total de réfugiés ». « Il est possible qu’avec une stabilité améliorée, nous voyions plus de gens retourner [en Syrie]. Mais il est difficile de dire combien », a-t-il dit.

Le Monde avec AFP, le 15 janvier 2019