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Liban: un réfugié syrien renvoyé de force

Un opposant syrien doit quitter le Liban


Les autorités libanaises ont ordonné à un opposant syrien en exil, à qui les Nations unies avaient accordé le statut de réfugié, de quitter le pays d'ici une semaine, a affirmé aujourd'hui à l'AFP cet ancien député.

"Je suis allé aujourd'hui à la Sûreté générale qui m'a remis mon passeport sur lequel était tamponné +Départ+", a indiqué Mamoun Homsi.
"Il y était précisé que mon séjour était prolongé jusqu'au 20 juillet 2010", précise l'ancien député de 55 ans, alors que sa résidence était jusqu'à présent renouvelée chaque six mois.

Il a expliqué que depuis deux mois, il avait senti un changement d'attitude à son égard de la part de la Sûreté générale.
"Je n'ai d'autres choix que de rentrer en Syrie (...) là-bas je serai certainement emprisonné", a-t-il affirmé.

Mamoun Homsi a participé aux côtés d'autres opposants au "Printemps de Damas", la brève période de liberté d'expression qui avait accompagné l'arrivée du président Bachar al-Assad au pouvoir il y a 10 ans.
Il avait été arrêté en 2001 et emprisonné pendant cinq ans pour avoir tenté de "changer la constitution par des voies illégales".
Relâché en 2006, il vivait depuis au Liban avec sa femme et ses deux enfants.
"Je ne vois d'autre raison pour mon expulsion que le récent rapprochement entre le Liban et la Syrie", a-t-il encore dit, en référence à la normalisation des relations entre les deux voisins après des années de tension.

Le 26 mai dernier, le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) lui a octroyé le statut de réfugié.
Contacté par l'AFP, le représentant adjoint du HCR au Liban, Jean-Paul Cavaliéri, a affirmé que son bureau "suivait le dossier" mais ne pouvait faire des commentaires "sur des cas individuels".
La Sûreté générale était injoignable.


Le Figaro, le 13/07/2010