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Londres réagit à la visite du ministre Eric Besson à Calais


La Grande-Bretagne assure que ses frontières sont parmi "les plus sûres au monde"


Piquée au vif. La Grande-Bretagne n'a pas tardé à réagir, jeudi, après les déclarations d'Éric Besson. En déplacement à Calais, où il a annoncé la fermeture de la "jungle" - ce terrain où transitent des centaines de migrants dans l'espoir d'atteindre la Grande-Bretagne -, le ministre français de l'Immigration a souhaité que Londres "prenne une part plus grande dans le contrôle de sa frontière avec l'espace Schengen" afin de lutter contre l'immigration clandestine.

Quelques heures à peine après cette déclaration, son homologue britannique Phil Woolas a publié un communiqué pour rétorquer que la frontière de la Grande-Bretagne était "l'une des plus sûres au monde". "Les immigrants illégaux ne font pas la queue pour entrer en Grande-Bretagne", signale Phil Woolas, mettant cette situation sur le compte de la sécurité des frontières britanniques.

"Ces contrôles, qui ont été couronnés de succès, ont été rendus possibles par l'étroite coopération avec le gouvernement français", reconnaît-il toutefois, excluant à nouveau toute entrée de la Grande-Bretagne dans l'espace Schengen. "La politique britannique est de ne pas signer l'accord de Schengen", rappelle-t-il, expliquant que "la liberté de mouvements n'est possible, à juste titre, que pour ceux qui entrent légalement dans le pays."

Intégrer l'espace Schengen reviendrait à "affaiblir nos contrôles", ce qui serait une aubaine pour les "trafiquants qui profitent de la misère et de la souffrance humaines", estime Phil Woolas. Le ministre assure que "les tricheurs ne seront pas tolérés", et rappelé que la police aux frontières britannique a empêché 28.000 tentatives de passages de clandestins en 2008.

Le Point avec agence, le 23/04/2009