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Un accueil pour les réfugiés mineurs de Calais

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Les réfugiés mineurs isolés auront un abri dans la « jungle » de Calais fin septembre.

 

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Calais (Pas-de-Calais), le 21 juin. Un centre de 72 places doit ouvrir d’ici fin septembre pour accueillir des mineurs isolés, qui seraient au nombre de 600 dans la « jungle ».

 

Les réfugiés mineurs isolés auront un abri dans la « jungle » de Calais fin septembre. « Il s'agit d'une annexe du centre Jules-Ferry (NDLR : où sont accueillis les femmes et les enfants) qui leur sera totalement dédiée, explique-t-on à la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS). Aucun jeune ne sera contraint d'y aller. Encadrés par des éducateurs spécialisés, ils seront à l'abri. » Soixante-douze places sont prévues. Ce nombre sera doublé en fin d'année si le dispositif convainc.

Une décision très attendue par de nombreuses organisations d'aide à l'enfance. Il y a un mois, l'Unicef dénonçait l'exploitation des migrants mineurs dans les « jungles » françaises, citant de nombreux témoignages de violences, voire de viols. Dans le même temps, une dizaine d'associations signaient un communiqué commun enjoignant à l'État d'agir. Parmi elles, France terre d'asile, qui s'occupe au quotidien de ces quelque 600 jeunes.

« Que l'État se décide enfin, je ne peux que m'en réjouir, réagit Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile. Il ne faut pas vouloir arrêter leur route migratoire, mais l'améliorer », précise celui qui a créé en 2012 la Maison des jeunes réfugiés à Saint-Omer. 1500 mineurs isolés s'y sont posés un peu avant de reprendre leur quête d'Angleterre. Mais c'est à une cinquantaine de kilomètres de Calais, une distance qui effraie beaucoup de jeunes migrants.


Leur apporter plus de sécurité


« Si nous sommes à Saint-Omer c'est parce que personne dans le Calaisis n'a accepté la Maison à l'époque ! rappelle Pierre Henry, dont le combat est aujourd'hui de faciliter le rapprochement familial. Nous avons demandé aux gouvernements français et britannique d'alléger les procédures. Cinquante jeunes en ont bénéficié ces trois derniers mois. Nous ferons un bilan fin août », conclut-il. L'hiver dernier, un réfugié afghan, ému par la détresse des enfants, a créé un Kids restaurant au coeur de la « jungle ».

Gratuit et ouvert uniquement aux mineurs isolés, il est malheureusement fermé la nuit. Le nouveau centre d'accueil apportera donc aux enfants un peu plus de sécurité.

 

Par Hélène Hannon, le 20 juillet 2016, Le Parisien

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