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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 30 novembre 2019

Le 18 novembre, une délégation du parti allemand d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) s’est rendue en Syrie pour évaluer directement la situation sécuritaire dans le pays, et attester que les réfugiés syriens actuellement outre-rhin peuvent y être renvoyés.

 

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© Adobestock


Au cours de leur visite, les représentants du parti se sont déplacés dans le pays et se sont entretenus avec plusieurs officiels du gouvernement de Bachar el-Assad. Ils en ont conclu que la Syrie présentait un contexte sécuritaire satisfaisant pour entamer le retour des réfugiés syriens actuellement en Allemagne vers leur pays d’origine. Waldemar Herdt, un député de l’AfD au Bundestag, a même affirmé que « Damas [était] une ville absolument pacifique et sûre » et que ses impressions sont « TRÈS différentes de ce que nous entendons et lisons habituellement à propos de la Syrie ». Pour la délégation, ce déplacement était aussi l’occasion de rencontrer le ministre syrien des Finances, avec l’objectif de faire lever les sanctions allemandes à l’encontre de Damas et de lancer un partenariat économique entre les deux pays.

À l’heure où les combats font toujours rage en Syrie, notamment suite à l’offensive turque depuis octobre dernier, et alors que le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères considère toujours le pays comme dangereux, la visite de l’AfD en Syrie est très controversée. Le co-président du parti Alliance 90/ Les Verts, Robert Habeck, a par exemple déclaré que le régime de Bachar el-Assad est « le contraire d’un État constitutionnel ». En 2018 déjà, le parti avait organisé une visite similaire, et s’était attiré les foudres d’une grande majorité de la classe politique, ainsi que du gouvernement allemand.

Article publié le 27/11/2019