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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 30 novembre 2019

Le 26 novembre, le gouvernement grec a lancé un ultimatum aux ONG travaillant avec les personnes migrantes ou réfugiées dans le pays, leur laissant 10 jours pour s’enregistrer si elles veulent poursuivre leurs activités.


Brève Grèce c IFRC

© International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies

Le gouvernement souhaite créer un fichier unique et centralisé au niveau du ministère de la Protection du Citoyen, auprès duquel les organisations doivent s’enregistrer pour pouvoir être identifiées et auditées. La création d’un tel outil s’inscrit dans la stratégie de réorientation, plus stricte, de la politique d’asile opérée en Grèce par le parti au pouvoir, Nouvelle Démocratie, de la droite conservatrice. Cette décision fait aussi suite à la mise en œuvre, par la procureure adjointe à la Cour Suprême grecque et dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent, d’un recensement de toutes les organisations impliquées dans le secteur de la migration.

La mesure n’est pas nouvelle car déjà en octobre 2018, le gouvernement d’Alexis Tsipras, du parti d’extrême gauche Syriza, avait voulu que chaque ministère répertorie les ONG présentes sur le territoire, suite à l’implication de certaines d’entre elles dans des scandales financiers et des opérations de traite d’êtres humains.

Voir ici notre précédent article sur la politique d’asile en Grèce, publié le 05/11/2019.

Article publié le 28/11/2019