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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 30 septembre 2020

Le navire humanitaire Open Arms a cherché plusieurs jours un port sûr avant de pouvoir débarquer en Italie. Dans le même temps, l’ONG Sea Watch s’est insurgée contre l’immobilisation de son nouveau bateau dans le port de Palerme.

Article sauvetage Méditerranée c Fotomovimiento

© Fotomovimiento

Parmi les 276 migrants secourus par l’Open Arms au large de la Libye lors de 3 opérations distinctes menées les 8, 10 et 11 septembre, presque la moitié a sauté à l’eau après avoir appris le refus du gouvernement maltais de les accueillir le 17 septembre. Ils ont été secourus par les autorités italiennes, qui ont finalement autorisé le débarquement des 140 rescapés restés à bord le lendemain, avant de les placer à l’isolement sur un bateau au large de Palerme en Sicile. En date du 22 septembre, seul l’Alan Kurdi circule encore dans la zone. Il a secouru quatre jours plus tôt 133 personnes, dont 62 mineurs, au large des côtes libyennes et recherche actuellement un port sûr où accoster.

Le lendemain du débarquement de l’Open Arms, le Sea-Watch 4 a été inspecté par les autorités italiennes qui ont décidé de son immobilisation dans le port de Palerme. Cette mesure a été justifiée par la « capacité insuffisante du navire à prendre en charge le nombre de migrants qu’il s’apprêtait à accueillir », notamment au regard du nombre important de gilets de sauvetages à bord. Pour les responsables de l’ONG Sea Watch, cette décision montre que les garde-côtes italiens ne sont pas là « pour garantir la sécurité des navires mais pour entraver systématiquement les opérations de recherche et de sauvetage ».

L’année 2020 marque une nette augmentation des arrivées par la Méditerranée centrale : d’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, 22 238 personnes ont débarqué en Italie entre janvier et septembre, contre 6 756 sur la même période en 2019. Le 15 septembre, une étude publiée par l’Organisation internationale pour les migrations a quant à elle souligné que les opérations de sauvetage en Méditerranée contribuent à réduire le nombre de morts en mer, sans pour autant inciter de manière significative à l’immigration irrégulière.

 

Article publié le 22/09/2020