Main menu
Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 décembre 2019

Le 4 décembre, le naufrage d’une embarcation au large de la Mauritanie a provoqué la mort d’au moins 63 personnes et a mis en lumière l’utilisation d’une voie migratoire peu médiatisée, celle qui traverse l’Océan Atlantique de l’Afrique de l’Ouest jusqu’en Espagne.

 

Article Atlantique c UNHCR A. Rodriguez
© UNHCR / A. Rodriguez

Les victimes étaient parties plusieurs jours plus tôt de Gambie, vraisemblablement à bord de l’un des « bateaux-taxis » utilisés par les passeurs pour récupérer des personnes voulant rejoindre l’Europe, principalement les îles espagnoles, dans les ports de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. L’embarcation, avec autour de 150 personnes à bord, s’est approchée des côtes mauritaniennes pour se ravitailler en carburant et est venu s’échouer contre un rocher.

Cette année, 158 personnes auraient trouvé la mort en empruntant cette voie, pour 837 arrivées seulement dans les îles espagnoles entre janvier et septembre 2019. Cette route est considérée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) comme plus dangereuse que celles de la Méditerranée en raison du faible nombre de contrôles et de patrouilles et de l’absence d’opération de sauvetage menée par des organisations de la société civile. Il est donc aussi difficile d’obtenir de véritables informations quant au nombre de personnes tentant la traversée.

Cependant, la porte-parole de l’OIM en Afrique de l’Ouest, Florence Kim, affirme que depuis deux ans, ce trajet connait un regain d’activité. Celui-ci s’expliquerait par la fermeture de certaines routes méditerranéennes et par l’adoption de mesures pour lutter contre l’immigration illégale en Libye.

Article publié le 09/12/2019