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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 31 juillet 2020

Selon les autorités italiennes, le navire affrété par l’association SOS Méditerranée aurait montré des « irrégularités techniques et opérationnelles » lors d’un contrôle effectué le 22 juillet. L’ONG dénonce de son côté une nouvelle « manœuvre de harcèlement ».

 

Brève Ocean Viking c Tim Lüddemann min

© Tim Lüddemann

 

Le navire aurait dû être autorisé à repartir du port d’Empédocle, en Sicile, où il avait été placé en « quatorzaine » le 6 juillet après avoir débarqué 180 rescapés secourus lors de plusieurs opérations de sauvetage en Méditerranée. La mesure de rétention administrative dont fait l’objet le navire depuis le 22 juillet est dû à des « irrégularités » qui, bien que les autorités n’en aient pas précisé la nature, pourraient « compromettre non seulement la sécurité du navire et de l'équipage mais aussi des personnes qui ont été et qui pourraient être récupérées à bord ». Un autre navire humanitaire, le Sea-Watch 3, se trouve lui aussi immobilisé depuis le 8 juillet dans le même port, après qu’il a fait l’objet d’une décision similaire de la part des garde-côtes italiens.

Dans un communiqué publié le 22 juillet, SOS Méditerranée se défend de tout manquement au respect des normes de sécurité et met en cause une décision qui, selon elle, est un « résultat du harcèlement systématique auquel sont soumises les ONG [de sauvetage en mer] ». Avec l’immobilisation « pour une période indéterminée » de l’Ocean Viking et du Sea-Watch 3, plus aucun navire de secours ne circule actuellement en Méditerranée, alors que le nombre de traversées est en hausse et que les ONG s’inquiètent de l’augmentation des naufrages en mer.

Retrouvez ici notre article publié le 07/07/2020 sur le dernier débarquement de l’Ocean Viking.

Article publié le 27/07/2020