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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 30 juin 2019

Alors que plusieurs manifestations anti-migrants ont eu lieu dans la ville de Bihac, en Bosnie-Herzégovine, environ 700 migrants ont été transférés depuis le 14 juin vers un camp de fortune situé sur une ancienne décharge à la frontière serbo-croate.

 

Article BosnieIFRCDes migrants dans la ville de Kljuc, en Bosnie-Herzégovine, en avril 2019
© IFRC

Les migrants ont été déplacés vers la petite ville de Vucjak, située à 10 kilomètres, les habitants de Bihac estimant que l’afflux de migrants qui dormaient dans des bâtiments désaffectés ou des parcs posait des problèmes de santé publique et de sécurité. Sans eau courante ni électricité, le site est également situé près de zones où se trouvent encore des mines anti-personnelles datant des conflits bosniaques des années 1990.

Une semaine après ces déplacements forcés, la Croix-Rouge, seule organisation de la société civile sur place, a alerté sur les conditions de santé et d’hygiène dans le camp. «  La situation sanitaire est alarmante. De nombreuses personnes sont déjà atteintes de la gale et il y a d’autres problèmes de santé » a déclaré Katarina Zoric, porte-parole de la Fédération internationale de la Croix-Rouge. 

Les Nations unies ont également réagi en déclarant que le site était dangereux, dépourvu de tout équipement sanitaire et « entièrement inadéquat pour accueillir des personnes ». L’organisation internationale appelle les autorités bosniaques à cesser ces transferts et demande le retour des migrants déjà installés dans le camp de Vucjak. Selon l’agence de presse Reuters, l’Union européenne aurait annoncé le 25 juin qu’elle fournirait 16,8 millions de dollars pour répondre aux besoins des migrants et des réfugiés dans le pays.

(Voir ici notre article sur les conditions de vie des migrants en Bosnie-Herzégovine)