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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 16 au 30 juin 2019

D’après une enquête du quotidien britannique The Guardian publié le 17 juin, près de deux demandeurs d’asile syriens sur cinq auraient été soumis à des tests linguistiques pour prouver leur nationalité.

 

Article Royaume Uni

 

Ces pratiques sont largement critiquées par les acteurs associatifs de l’asile qui dénoncent une « pseudo-science » et un « outil politique d’exclusion des migrants ».

Ces tests peuvent être théoriquement requis lorsque le demandeur d’asile ne dispose pas de documents fiables attestant de sa nationalité. Or, d’après The Guardian, ces tests auraient été utilisés y compris lorsque les documents produits étaient crédibles ou lorsque le demandeur était détenteur d’un visa. L’enquête a également démontré que certains tests, effectués par des entreprises privées avec lesquelles le ministère de l’Intérieur a contractualisé, avaient été conduits par des locuteurs non-arabes.

Au total, 5 900 tests linguistiques auraient été demandés par le ministère de l’Intérieur entre 2011 et 2018, desquels 3 900 concernaient des Syriens, soit près des deux tiers, alors qu’ils ne représentaient que 5 % des demandeurs d’asile sur la période. Selon un porte-parole du ministère, « les tests d’analyse linguistique peuvent permettre un règlement rapide des demandes en aidant à confirmer le lieu d’origine d’un demandeur d’asile, et son utilisation dans les affaires d’immigration a été soutenue par les tribunaux, y compris la Cour suprême ».