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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
Du 16 au 31 janvier 2020

Le naufrage d’une embarcation de 14 personnes au large des côtes belges le 21 janvier a mobilisé l’opinion publique ainsi que la classe politique belge sur la politique migratoire du pays, à l’heure où le gouvernement français renforce les contrôles sur son territoire.

 

Article Belgique c Wikimedia Commons

© Wikimedia Commons

 

C’est proche de la ville de La Panne, dans les Flandres, que la police belge a repêché puis interpellé six personnes migrantes qui tentaient de rejoindre le Royaume-Uni par la mer. Des recherches ont ensuite été lancées pour retrouver les huit autres personnes se trouvant à bord du bateau, parmi lesquelles deux mineurs, qui n’ont finalement pas été retrouvées. Accusés d’avoir organisé la traversée, deux citoyens afghans ont été interpellés le 24 janvier dans la même ville pour trafic d’êtres humains.

 

La nouvelle du naufrage a lancé une controverse autour de la gestion des flux migratoires en Belgique. Elle a tout d’abord provoqué un déferlement de haine et d’insultes racistes sur les réseaux sociaux, qui ont été fortement condamnés par les hommes et femmes politiques flamands, et qui feront l’objet de poursuites judiciaires. Le gouverneur de la région de Flandre-Occidentale, Carl Decaluwé, a réagi à la nouvelle en expliquant que les traversées de la Manche depuis la Belgique –une voie migratoire « non-traditionnelle » et très dangereuse – se sont récemment multipliées en raison du renforcement des contrôles du côté français. Il s’est dit prêt à coopérer avec les autorités locales du Nord de la France, avec l’agence européenne de gardes côtes et garde-frontières Frontex ainsi qu’avec Interpol, notamment en mettant en place un système de surveillance avec des drones, pour éviter que d’autres personnes ne perdent la vie en mer.

 

Voir ici notre article publié le 08/01/2020 sur les traversées de la Manche.

Article publié le 28/01/2020.