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Des réfugiés expulsés de leur logement en Grèce

Thématique : Actualités nationales

Redoutant une précarisation accrue des réfugiés sur le continent, des ONG exhortent les autorités grecques à revoir leur décision prise début mars concernant la suspension de l’hébergement des bénéficiaires d’une protection internationale qui ont obtenu leur statut il y a plus de six mois.

 

Des réfugiés expulsés de leur logement en Grèce

 

Autour de 6 800 réfugiés pourraient être affectés par cette mesure. Pour la plupart sans emploi, ils craignent de se retrouver à la rue s’ils doivent quitter leur hébergement octroyé dans le cadre du programme Estia de l’Union européenne, mis en place par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). 160 réfugiés ont déjà dû abandonner leur logement à la fin du mois de mars.

« Dès le départ, ce programme a été conçu pour aider les demandeurs d'asile uniquement : après l'obtention de leur statut, les réfugiés doivent théoriquement dans les six mois suivants quitter les logements », explique le porte-parole du HCR en Grèce, Boris Cheshirkov. Le gouvernement justifie cette décision par le besoin de libérer des hébergements pour les milliers de demandeurs d’asile toujours bloqués dans les îles grecques, qui sont progressivement transférés vers le continent.

Les expulsions initiées fin mars reprendront en juin. Même s’ils peuvent bénéficier d’aides sociales au même titre que les citoyens grecs, la politique d’intégration des réfugiés est bien trop peu ambitieuse au goût des ONG. En réponse, le ministère de l’Immigration a rappelé que trois mois après avoir quitté leur logement, « les réfugiés conserveront l’aide économique dont ils bénéficient et seront aidés pour obtenir un numéro fiscal, ouvrir un compte en banque, s’inscrire à Pôle emploi ». Fin 2018, 22 686 personnes étaient hébergées en Grèce continentale grâce au programme Estia.