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Les renvois vers la Libye toujours au cœur des préoccupations internationales

Thématique : Actualités nationales

Entre le 12 et le 19 septembre, 493 personnes ont été interceptées par les garde-côtes libyens et renvoyées vers des centres de rétention près de Tripoli. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a à ce titre dénoncé une situation « alarmante ».

 

Libye c OIM
© Mohamed Hmouzi/OIM

Le mois d’août a connu une véritable augmentation des interceptions par les garde-côtes libyens, avec 54 % de renvois supplémentaires par rapport au mois de juillet. En tout, ce sont près de 39 000 personnes qui ont été interceptées puis renvoyées en Libye depuis l’accord de réadmission conclu avec l’Union européenne en 2017, et ce malgré la position du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) selon laquelle les réfugiés et migrants ne devraient pas y être renvoyés.

Selon le HCR, les centres de détention libyens sont en effet surpeuplés, avec 4 700 personnes actuellement retenues dans des conditions « inhumaines et peu sûres ». Comme un « rappel brutal des conditions sinistres dans lesquelles vivent les migrants arrêtés », l’OIM annonçait le 19 septembre la mort d’un homme soudanais, abattu par un garde-côte libyen alors qu’il tentait d’échapper à son renvoi en centre de rétention avec un groupe de 103 autres migrants. La guerre civile a par ailleurs renforcé cet environnement particulièrement hostile, alors que le bombardement d’un centre de détention à Tadjourah, à l’est de Tripoli, avait déjà provoqué la mort de 53 personnes en juin, et qu’un rapport des Nations unies publié le 5 septembre accusait certains groupes armés d’y stocker voire d’y fabriquer des armes en usant de la force de travail des détenus.

Le 12 septembre, le HCR a à ce titre exhorté l’Union européenne à accélérer les évacuations humanitaires depuis la Libye. Depuis janvier, 1 474 réfugiés ont déjà été évacués, dont 98 en Italie le 12 septembre, et l’agence « espère que d’autres pays suivront cet exemple ».