fbpx
Main menu

Entente de principe entre 14 pays de l’Union européenne sur un « mécanisme de solidarité » en Méditerranée

Thématique : Actualités européennes

Après une première réunion à Helsinki, lors de laquelle les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne n’avaient pas réussi à trouver un accord, 14 États membres se sont entendus à Paris, le 22 juillet, sur un « mécanisme de solidarité » en Europe pour la répartition des migrants secourus en Méditerranée.

 

Article accord UE débarquement c CSDP EEAS

© The Common Security and Defense Policy – European External Action Service

 

Afin d’éviter d’engager des négociations au cas par cas après chaque sauvetage, Paris et Berlin militaient depuis plusieurs semaines pour la mise en place d’une « coalition de pays volontaires », qui s’engageraient systématiquement à se répartir l’accueil des demandeurs d’asile secourus en Méditerranée. À l’issue des négociations menées à Paris, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré que « sur le principe, 14 États membres à ce stade ont donné leur accord sur le document franco-allemand. Parmi ces 14, huit ont, de manière active, acté de leur participation ». Les huit pays « actifs » sont la France, l’Allemagne, le Portugal, le Luxembourg, la Finlande, la Lituanie, la Croatie et l’Irlande, a indiqué l’Élysée, sans dévoiler le nom des six autres. Si aucun élément concret n’a été diffusé sur les termes précis de l’accord, une prochaine rencontre prévue à Malte en septembre devrait permettre aux gouvernements de s’entendre sur les détails de la répartition.

Le Ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini, qui n’a pas souhaité participer à la réunion, avait adressé, la veille, un courrier à son homologue français, estimant que la France et l’Allemagne ne peuvent décider seules des politiques migratoires en ignorant les demandes « des pays les plus explosés », comme l’Italie et Malte. À Helsinki, les autorités italiennes et maltaises avaient présenté un texte qui préconisait le débarquement et la création de centres d’accueil temporaires et d’identification des migrants dans des pays frontaliers à ceux de départ.

Reçus à l’Élysée, le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, et le directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations, António Vitorino, ont salué l’initiative dans un communiqué commun. Le patron du HCR s’est en revanche dit « inquiet » devant la diminution de « la capacité de sauvetage » des migrants qui tentent la traversée de la Méditerranée centrale. Les deux organisations ont donc à nouveau exhorté les gouvernements à continuer à travailler à leurs côtés « pour mettre hors de danger les réfugiés les plus vulnérables qui se trouvent en Libye ». À ce sujet, le président français a également réitéré la demande de la France pour la « fin de l’enfermement » des migrants en Libye, où la situation demeure « extrêmement préoccupante ».