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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 avril 2019

Le 4 avril, la région de Thessalonique, au nord du pays, a été le théâtre d’affrontements entre migrants et policiers lorsque plusieurs centaines de personnes ont afflué à la frontière gréco-macédonienne pour réclamer son ouverture.

Heurts entre migrants et forces de lordre à la frontière grecque
© Are you Syrious

Depuis plusieurs semaines, des demandeurs d’asile bloqués dans le pays s’organisaient pour mettre en place une « caravane de l’espoir », inspirée des convois de migrants qui ont quitté l’Amérique latine pour rejoindre les États-Unis à partir d’octobre 2018. Le 4 avril, plusieurs centaines de personnes, dont des femmes et des enfants en bas âge, se sont réunies dans le camp sauvage de Diavata, aux abords de Thessalonique. Des heurts avec la police ont éclaté jusqu’à l’évacuation totale du lieu, le 7 avril. Dans le même temps, 300 migrants ont envahi les rails de la principale gare d’Athènes avec l’intention de rejoindre à leur tour le camp.

D’après les autorités, ces rassemblements seraient la conséquence de « fake-news » diffusées sur les réseaux sociaux, appelant les migrants à faire pression sur les autorités pour passer la frontière et rejoindre la Macédoine du Nord. Pour le ministre de l’Immigration grec Dimitris Vitsas, cette campagne est l’œuvre de réseaux internationaux de trafic d’êtres humains.

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime à près de 75 000 le nombre de migrants et réfugiés arrivés en Grèce depuis 2015 et qui s’y trouvent encore aujourd’hui. Ceux ayant rejoint les rassemblements réclament, outre l’ouverture de la frontière gréco-macédonienne, de meilleures conditions de vie et un traitement plus rapide de leur demande d’asile. Certains doivent en effet attendre 2021 pour leur premier entretien.

Sur la situation en Grèce, voir veilles précédentes : ici, ici, ici.