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Veille Europe L'actualité européenne sur l'asile et l'immigration vuepar France terre d'asile
du 1er au 15 avril 2019

Face à la multiplication, début avril, à Tripoli et à ses alentours, des affrontements entre le gouvernement reconnu par la communauté internationale et l’Armée nationale libyenne, l’Europe et les Nations unies redoutent une aggravation des conditions de vie des migrants dans les centres de détention, et une nouvelle vague de départs vers l’Europe.

Inquiétude des Européens moins lourde© United Nations

 

D’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’approvisionnement en vivres et en médicaments dans les centres de détention s’est largement tari. La situation s’avère particulièrement critique dans ceux de Ain Zara et Quaser Ben Gashir, qui accueillent 1 300  personnes au total et qui sont actuellement en plein cœur des zones d’affrontement. Mardi 9 avril, 150 personnes détenues à Ain Zara ont cependant pu être évacuées vers le sud de Tripoli, et « mises en sécurité » dans une structure du HCR.

Les affrontements récents ayant déjà causé le déplacement d’au moins 3 400 personnes à l’intérieur des frontières libyennes, des membres du gouvernement allemand ont exposé leurs inquiétudes : « l’expérience montre que les conflits armés aux portes de l’Europe peuvent déclencher très rapidement d’importantes vagues de réfugiés » a expliqué Burkhard Lischka (SPD) au quotidien Die Rheinische Post.

Le 9 avril, Federica Mogherini, la cheffe de la diplomatie européenne, a sommé l’ensemble des parties de mettre fin aux hostilités, tandis que le Haut-Commissaire pour les réfugiés, Filippo Grandi, a appelé « à épargner les civils, notamment les réfugiés et les migrants bloqués », réitérant sa position selon laquelle « les conditions en Libye ne sont pas sûres pour les réfugiés et les migrants secourus ou interceptés en mer, et […] ces personnes ne doivent pas y être renvoyées ».