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Les députés italiens adoptent la loi anti-migrants souhaitée par Matteo Salvini

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Le texte durcit la politique d’immigration du pays en réorganisant le système d’accueil des demandeurs d’asile ou en prévoyant une procédure d’urgence afin de pouvoir expulser tout demandeur se montrant « dangereux ».

 

Sous l’impulsion du ministre de l’intérieur d’extrême droite Matteo Salvini, la Chambre des députés italienne a adopté mercredi 28 novembre un décret-loi durcissant la politique d’immigration, après le Sénat début novembre et dans les mêmes termes.

Le texte remplace notamment les permis de séjour humanitaires, actuellement octroyés à 25 % des demandeurs d’asile et d’une durée de deux ans, par divers autres permis, comme celui de « protection spéciale », d’une durée d’un an, ou de « catastrophe naturelle dans le pays d’origine », d’une durée de six mois, entre autres. Il prévoit également une procédure d’urgence afin de pouvoir expulser tout demandeur se montrant « dangereux ».

Il réorganise aussi le système d’accueil des demandeurs d’asile, qui étaient encore 146 000 fin octobre et seront regroupés dans de grands centres par mesures d’économie. Dans le volet sécurité, il généralise l’utilisation des pistolets électriques et facilite l’évacuation des bâtiments occupés.



Le gouvernement refuse le pacte de l’ONU sur les migrations

Par ailleurs, le gouvernement italien, formé par le parti d’extrême droite de la Ligue et par le Mouvement 5 étoiles, a annoncé mercredi qu’il ne signerait pas le pacte de l’Organisation des Nations unies sur les migrations (« Global Compact for Migration ») comme s’y était engagé en 2016 le précédent exécutif de centre-gauche dirigé à l’époque par Matteo Renzi.
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Le gouvernement ne participera pas au sommet prévu pour les 10 et 11 décembre à Marrakech, où doit être définitivement adopté ce pacte, « se réservant d’adhérer ou non au document seulement une fois que le Parlement se sera prononcé », a déclaré le président du conseil, Giuseppe Conte. Non contraignant, ce texte de vingt-cinq pages, premier du genre sur ce sujet, vise à réguler les flux migratoires au plan mondial.

Signé par plus de 190 pays en septembre 2016, il recense des principes – défense des droits de l’homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale – et une vingtaine de propositions pour aider les pays à faire face aux migrations en facilitant l’information, l’intégration des migrants, l’échange d’expertises…

 

Le Monde par l'AFP, le 28 Novembre 2018

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