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Vague de froid en Europe : les migrants vulnérables

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Alors qu’en Europe sévit un pic de froid, beaucoup de pays européens manquent d’une stratégie efficace pour protéger les réfugiés et migrants d’un hiver rigoureux. Les conditions dramatiques dans lesquelles se trouvent beaucoup d’entre eux commencent à faire réagir les ONG et certains gouvernements.

 

Vague de froid Europe

Des migrants font la queue sous la neige pour une distribution de nourriture gratuite,
le 9 janvier, à Belgrade en Serbie -
REUTERS/Marko Djurica

En Bulgarie, les corps de deux migrants clandestins irakiens morts de froid ont été retrouvés cette semaine. Ces derniers jours, sept migrants sont déjà décédés à la frontière avec la Hongrie, ou des dizaines de personnes, y compris quelques enfants, attendent sous des températures atteignant désormais -20 degrés. En Grèce, un migrant afghan d’environ vingt ans est mort également d’hypothermie après avoir traversé la rivière entre la Turquie et la Grèce.

De même, alors que les camps –où les personnes dorment souvent sous des tentes- de plusieurs îles grecques sont recouverts de neige, la Commission européenne a jugé le 9 janvier la situation « intenable » et s’est dite prête à aider le gouvernement grec, qui semble décidé à prendre enfin en main la situation. “A Samos, environ 700 personnes dont de jeunes enfants et des personnes vulnérables vivent encore sous des tentes non chauffées” a déclaré Adrian Edwards, porte-parole du HCR, « particulièrement préoccupé » par les conditions de vie dans les îles de Samos, Chios et Lesbos. Alors que seuls 12% des migrants censés être relocalisés depuis la Grèce l’ont effectivement été jusqu’ici, le HCR, ainsi qu’Amnesty, ont appelé les pays européens à accélérer les relocalisations, depuis les îles vers le continent, puis vers les pays européens qui se sont engagés.

Dans les Balkans, particulièrement en Serbie, Human Rights Watch a dénoncé l’abandon des migrants par les autorités publiques, alors que des températures allant jusqu’à -27°C sévissent dans certaines régions. Des milliers de personnes restent bloquées à Belgrade : ceux qui ne peuvent accéder aux camps, saturés et accueillant en priorité les femmes et les enfants, s’abritent comme ils le peuvent. Beaucoup ont investi des hangars désaffectés, mais les autorités ne semblent pas décidées à agir.

Article issu de la Veille Europe du 01 au 15 janvier 2017.