Les dispositifs d'accueil
Lundi, 11 Avril 2011 09:58
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Le Centre d’accueil et d’orientation pour mineurs isolés demandeurs d’asile – CAOMIDA, centre Stéphane Hessel
Soucieuse de la nécessaire protection des mineurs isolés étrangers, France terre d’asile a répondu à l’appel d’offres du ministère de l’Emploi et de la Solidarité en date du 24 décembre 1998 pour l’ouverture d’un centre d’accueil pour mineurs demandeurs d’asile. Le CAOMIDA a ouvert ses portes en mars 1999 et le premier jeune a été accueilli le 17 septembre 1999. Stéphane Hessel, ambassadeur de France, ancien résistant et déporté a bien voulu donner son nom au CAOMIDA. Ce centre est aujourd’hui le seul de ce type en France. Il accueille les mineurs isolés étrangers demandeurs d’asile confiés à tout service de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) par décision judiciaire ou administrative.
L’établissement est situé à Boissy-Saint-Léger, dans le Val-de-Marne. Il peut accueillir 33 mineurs, ainsi que de jeunes majeurs signataires d’un contrat jeune majeur.
Les admissions au CAOMIDA font suite aux demandes formulées par les services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) des départements. Celles-ci sont obligatoirement présentées à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) au titre de la mission qui lui a été confiée par sa tutelle depuis le 1er janvier 2009. Une convention de coopération est signée entre les conseils généraux et le CAOMIDA.
Le Centre est réservé aux mineurs isolés étrangers demandeurs d’asile, filles ou garçons, âgés de plus de 15 ans. Les demandeurs d’asile sont des personnes qui, persécutées dans leur pays, ont dû fuir dans des circonstances difficiles (urgence, séparation de la famille, traumatisme, perte de biens, etc.). Ils sont donc souvent fragilisés, démunis et désorientés (perte de repères, barrière de la langue, etc.). Le projet d’établissement du CAOMIDA prévoit une prise en charge adaptée : celle-ci inclut un accompagnement juridique spécialisé, un suivi social et éducatif orienté vers la construction d’un projet individuel, et la possibilité d’un appui psychologique.
L’accompagnement juridique est assuré par un assistant juridique spécialisé dans l’aide aux dossiers et la demande d’asile en France. Les mineurs sont conseillés et soutenus tout au long de leurs démarches auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et, éventuellement, de la Cour nationale du droit d’asile.
En cas de décision négative de l’OFPRA puis de la CNDA, les jeunes sont accompagnés dans leur demande de régularisation.
Le CAOMIDA dispose d’une classe interne, assurée par une enseignante de français langue étrangère. Ce dispositif permet de préparer l’insertion des mineurs dans une formation de l’Education nationale, mais également de les soutenir dans la construction de leur projet professionnel en leur proposant d’effectuer des stages. Un large éventail de partenariats a été développé dans cette perspective.
Les jeunes majeurs peuvent bénéficier de places d’extension du CAOMIDA si leur situation nécessite un prolongement du suivi éducatif du Centre. La sortie du CAOMIDA se fait toujours en accord avec le jeune et ses référents ASE. Il s’agit le plus souvent d’une orientation vers les Foyers jeunes travailleurs (FJT) et les Centres éducatifs de formation professionnelle (CEFP), et parfois vers les services de suivi éducatif ou des familles d’accueil. Ainsi le processus d’autonomisation et de formation poursuit son cours sans interruption.
Centre d’accueil Stéphane HESSEL (Caomida)
23, boulevard de la Gare
94470 Boissy-St-Léger
Tél : 01 56 73 10 60 - Fax : 01 45 99 15 84
Courriel : caomidaboissy@france-terre-asile.org
Créé en 2006 dans la ville de Caen, le SAMIE est un service d’accueil pour les mineurs isolés étrangers pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance du Calvados. 75 jeunes de 16 à 21 ans peuvent bénéficier d’un hébergement et d’un suivi éducatif, ainsi que d’un accompagnement juridique et administratif.
Les jeunes sont hébergés à l’hôtel puis en appartement partagé. Ce second mode d’hébergement est le plus utilisé car il répond à l’un des principaux objectifs du SAMIE : l’apprentissage de l’autonomisation. L’accompagnement est centré sur l’élaboration d’un projet individualisé, visant l’insertion au sein de la société française. Dans cette perspective, la scolarisation et le suivi d’une formation sont des objectifs centraux. Pour les jeunes qui sont dans l’attente d’une affectation de l’Education nationale, le SAMIE organise une classe interne, animée par des bénévoles, qui propose des cours de français langue étrangère et de mathématiques. Des activités culturelles et de loisirs sont également proposées : cours de guitare, participation à la vie locale, actions citoyennes…
La clarification de leur situtation administrative sur le territoire français constitue une priorité. L’accompagnement juridique concerne à la fois les jeunes qui formulent une demande d’asile et ceux qui souhaitent obtenir une régularisation à leur majorité. Le SAMIE accueille les mineurs mais aussi les jeunes de plus de dix huit ans qui bénéficient d’une prolongation du soutien de l’Aide sociale à l’enfance à travers un contrat jeune majeur. Les mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers sont ainsi accompagnés de manière approfondie dans la construction de leur projet de vie.
Coordonnées :
Service d’accueil pour mineurs isolés étrangers
57/59 avenue de la Côte de Nacre
14000 Caen
02 31 54 54 30
samiecaen@france-terre-asile.org
Le dispositif parisien d’accueil des mineurs isolés étrangers de France terre d’asile est aujourd’hui un ensemble de plusieurs services et établissements, financés par le département de Paris sous le pilotage de la Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé (DASES), de l’Etat sous le pilotage de la Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement d’Ile-de-France (DRIHL-IF) avec la contribution financière du Fonds européen d’aide aux réfugiés. Les objectifs sont d’assurer le premier accueil des mineurs isolés étrangers en errance sur le territoire parisien en leur offrant l’accès à une mise à l’abri, d’évaluer leur situation dans des conditions dignes et protégées et de faciliter leur orientation vers un lieu d’accueil éducatif pérenne une fois admis à l’Aide sociale à l’enfance. Au cours des différentes étapes, une information est procurée aux bénéficiaires sur la demande d’asile, une évaluation à ce titre leur est systématiquement proposée.
Il s’agit d’un dispositif de transition, à destination des mineurs nouvellement arrivés. Il s’inscrit dans le dispositif d’Etat de mise à l’abri des mineurs isolés étrangers en région parisienne (souvent appelé dispositif « Versini »), auquel participent, en plus de France terre d’asile, la Croix-Rouge et l’association Hors la rue.
Au sein de France terre d’asile, le dispositif parisien s’articule autour de différentes missions : le repérage et l’évaluation, l’hébergement et l’accueil de jour.
La première étape consiste à repérer les mineurs isolés qui ne bénéficient pas d’une protection ou d’un hébergement à travers des maraudes qui ont lieu chaque soir à proximité des principaux lieux fréquentés par les mineurs isolés étrangers. 25 places d’hébergement d’urgence peuvent leur être proposées à l’Espace de mise à l’abri (EMA).
1) La permanence d’accueil et d’orientation des MIE (PAOMIE)
Par ailleurs, la PAOMIE est depuis le 1er septembre 2011, le guichet unique d’entrée des MIE vers les dispositifs de protection. Elle assure les évaluations des personnes étrangères sollicitant une mesure de protection au titre de la minorité et de l’isolement, puis procède à leur orientation.
L’équipe d’évaluation des situations est constituée de 6 personnes dont 4 évaluatrices et un agent dédié à l’accueil des jeunes. La Direction de la protection des mineurs isolés étrangers (MIE) a développé de concert avec le bureau de l’aide sociale à l’enfance (BASE) un outil constituant un recueil d’informations du MIE et conduisant à une orientation pertinente vers un dispositif adapté. Il permet d’évaluer si le jeune remplit les trois conditions d’une orientation vers un dispositif de mise à l’abri ou vers l’ASE de Paris : errance sur le territoire parisien, minorité, isolement.
Sont également recueillis l’existence de menaces ou de persécutions éventuelles dans le pays d’origine qui peuvent conduire à une demande d’asile. Enfin, l’état de santé du jeune peut donner lieu à une orientation spécifique.
COORDONNEES :
Permanence d’accueil et d’orientation des mineurs isolés étrangers
127, boulevard de la Villette
75 010 Paris
01 40 03 37 50
paomie@france-terre-asile.org
2) La Maison du jeune réfugié
La Maison du jeune réfugié (MJR) est un établissement inauguré le 6 avril 2010. Elle accueille 95 mineurs isolés étrangers (MIE) dont 20 places dédiées à ceux admis et hébergés provisoirement par les services de l’Aide sociale à l’enfance. A cela, s’ajoutent 50 places pour les jeunes mis à l’abri sur le dispositif hôtelier d’Etat par l’équipe de la MJR et 25 places pour les jeunes de l’Accueil des mineurs isolés étrangers 75 (AMIE 75).
L’équipe axe son travail sur l’observation, le soutien éducatif, l’aide à la reformulation du projet migratoire et vise l’autonomisation des jeunes. Le projet global s’appuie sur des activités permettant l’apprentissage de la langue et la socialisation en facilitant les mécanismes d’intégration, d’insertion et d’acquisition, par des cours de français langue étrangère (FLE), l’initiation aux nouvelles technologies, les activités sportives et culturelles.
COORDONNEES :
Maison du jeune réfugié
18, villa St Michel
75 018 Paris
01 42 28 00 12
maisondujeunerefugie@france-terre-asile.org
3) Le Dispositif de mise à l’abri (DMA)-Stendhal
Le dispositif de mise à l’abri d’Etat composé de 50 places d’hôtels, est complété depuis août 2011 par le dispositif de mise à l’abri Stendhal (DMA Stendhal). Cette mise à l’abri propose des prestations du même type que celle de la MJR à destination de 75 MIE âgés de 16 à 18 ans, avec une capacité de 50 places d’hébergement en dortoir et 25 places en hôtel. L’adresse est à la fois celle de l’accueil de nuit collectif et celle de l’accueil de jour. Leur y sont proposés quotidiennement un lieu de vie et de protection, un suivi socio-éducatif, un service de représentation légale et d’information de suivi au titre de la demande d’asile.
COORDONNEES :
Dispositif de mise à l’abri (DMA)-Stendhal
5 bis, rue Stendhal
75 020 Paris
01 43 15 89 80
mie-dmacg@france-terre-asile.org
4) L’Accueil des mineurs isolés étrangers 75
Le foyer de l’AMIE a ouvert en janvier 2010 et dispose de 25 places pour les MIE de 16 à 18 ans ayant un projet de vie et nouvellement admis à l’Aide sociale à l’enfance. Le foyer est ouvert de 18h30 à 9h00 et accueille 25 jeunes logés en chambres individuelles. Les jeunes élaborent dans ce cadre un projet de vie d’intégration dans la société française et consolident leur projet professionnel en coréférence avec un intervenant social de la MJR et un travailleur social de l’Aide sociale à l’enfance. Ils bénéficient en journée d’un accueil à la MJR pour une formation et un suivi socio-éducatif. Le week-end est dédié à des activités sportives ou culturelles encadrées par des animateurs.
COORDONNEES :
Accueil des mineurs isolés étrangers 75
20, Boulevard de Strasbourg
75 010 Paris
01 42 28 09 28
amie75@france-terre-asile.org














Commentaires
Nous sommes une équipe de 3 qui souhaitons mettre en place un dispositif d'accueil pour mineurs isolés étranger sur Nantes. Quelles sont les démarches et aides demandées? Merci de votre réponse.
Mr CHARRIAU Dominique éducateur
marine.perrault
Cordialement.
Nous sommes famille d'accueil dans la Nièvre et je travaille actuellement avec le CG du Val de Marne. Je me demandais si les diverses associations en lien avec les enfants réfugiés recherchaient justement des familles d'accueil pour recevoir ces jeunes?
Merci de m'indiquer les démarches à suivre et n'hésitez pas à me contacter.
Cordialement Sandrine Chaumont
Effectivement, les mineurs isolés étrangers peuvent être pris en charge en famille d’accueil et les services sociaux sont souvent en recherche de ce type de possibilités. Mais cet accueil se fait toujours dans le cadre d’une prise en charge à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ; plutôt que des associations, nous vous invitons donc à vous rapprocher des services de l’ASE – de votre département, ou d’un autre si celui-ci n’est pas intéressé.
Cordialement.
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