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Campements à Paris : les personnes migrantes enfin mises à l’abri

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 Le 04 juin 2018,

 

Le 30 mai et le 4 juin derniers, les trois principaux campements parisiens, situés près du centre commercial du Millénaire, du canal Saint-Martin et à la porte de la Chapelle, ont été évacués. Des bus ont été mobilisés pour diriger les personnes vers des gymnases réquisitionnés en Ile-de-France et abritant des lits de camp.

Annoncées par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, ces opérations interviennent plus de deux semaines après le lancement de la pétition #DignitéRéfugiés, à l’initiative de France terre d’asile et de la Fédération des acteurs de la solidarité. Depuis des mois, notre association demandait une mise à l’abri d’urgence. Plusieurs incidents avaient eu lieu et nos équipes avaient observé une dégradation progressive de la situation, qui mettait en péril la vie, la santé et la dignité des personnes. Mobilisant une quarantaine d’associations, la pétition visait à réclamer d’urgence la mise à l’abri humanitaire ainsi qu’un accompagnement social et sanitaire des 2 400 personnes vivant dans des conditions indignes. "La situation est d'une telle urgence, que y compris les travailleurs humanitaires ont de plus en plus de difficultés à intervenir sur ce lieu. Et ça se passe en plein cœur de Paris. C’est impensable !" déclarait Pierre Henry, directeur général de France terre d’asile, au micro de France inter.

Menées conjointement par la préfecture de région, la préfecture de police de Paris, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) et la Mairie de Paris, avec la participation des associations de solidarité, ces évacuations augmentent le nombre de ces opérations organisées à Paris depuis trois ans à trente-six.

Alors que le projet de loi de Gérard Collomb durcissant les conditions d’asile et d’immigration sera bientôt examiné au Sénat, France terre d’asile continue de demander un accueil digne dans la durée avec accompagnement de qualité qui passe par la mise en place d’un dispositif de pré-accueil réparti en plusieurs points du pays. Comme l’indiquait Pierre Henry à Franceinfo : "Il faut penser global, il faut penser à une répartition sur l’ensemble du territoire national, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui". Sans refonte du dispositif d’accueil, sans mise en place de centres dans toutes les grandes capitales régionales françaises, et sans réforme du système d’accueil européen, de nouveaux campements se formeront.

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