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Intégration des réfugiés en Europe : un défaut d’harmonisation et encore de nombreux défis à relever

 

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Le gouvernement français a fait de l’intégration des réfugiés une priorité et de nombreuses mesures ont récemment été mises en œuvre ou renforcées.


Un nouveau rapport, publié dans le cadre du projet NIEM (Mécanisme national d’évaluation de l’intégration), dont France terre d’asile est partenaire, évaluant les politiques d’intégration dans 14 pays européens, montre que la France a encore de nombreux défis à relever et obtient des scores inférieurs à des pays au contexte similaire comme la Suède ou les Pays-Bas sur la majorité des champs de l’insertion.

Par exemple, alors que le cadre législatif et règlementaire peut sembler favorable, les réfugiés se retrouvent encore confrontés à de nombreux obstacles administratifs, indépendants des politiques mises en place. Sur cet aspect, la France se retrouve au même niveau que la Grèce, la Roumanie ou la Slovénie, alors que de telles barrières n’existent pas ou peu en Suède ou aux Pays-Bas.

 

La France, encore mauvaise élève des politiques d’accès à l’emploi

Graphique 1

 

Dans le domaine de l’emploi des réfugiés, la France fait figure de mauvaise élève par rapport aux autres pays européens. Limitations d’accès à certaines professions, manque de reconnaissances des qualifications, absence de politiques dédiées, etc : malgré le récent accent mis sur ce sujet et la mobilisation de la Diair (délégation interministérielle à l’intégration des réfugiés), les bonnes pratiques restent limitées et souvent liées à des projets pilotes ou des programmes d’associations.

 

Des cours de français gratuits, mais une qualité controversée et de longs délais d’accès

Graphique 2

 

En ce qui concerne l’apprentissage de la langue du pays hôte, la France bénéficie d’un système plutôt favorable, les cours étant obligatoires mais gratuits pour les débutants. Toutefois, comme dans la majorité des autres pays, l’évaluation de la qualité de ces cours fait défaut. Un obstacle supplémentaire en France, que l’on ne retrouve pas dans les autres pays, réside dans le délai parfois très long avant d’accéder aux formations linguistiques.

 

Au niveau européen, des normes peu élevées et un défaut d’harmonisation

De manière générale, le rapport révèle des normes peu élevées et un défaut d’harmonisation en termes de politiques d’intégration à travers l’Europe. Si les efforts sont importants dans les secteurs de la santé et de l’éducation, de nombreux obstacles persistent dans le domaine du logement, de l’emploi ou de la formation professionnelle. Le rapport souligne également qu’un des principaux défis pour l’Europe reste d’assurer la coordination des différentes politiques et d’arriver à impliquer à la fois les réfugiés et les résidents du pays à l’élaboration de solutions.

Le rapport, publié dans le cadre du projet NIEM, repose sur plus de 150 indicateurs permettant d’évaluer toutes les dimensions de l’intégration des bénéficiaires d’une protection internationale, du logement au lien social en passant par l’emploi, l’éducation ou la réunification familiale. Il propose l’étude des politiques d’intégration de 14 pays européens (Espagne, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovénie et Suède). Les données incluses dans le rapport se rapportent à la situation jusqu’en avril 2017.

 

Le rapport complet (en anglais) est disponible ici.

Les résultats du rapport seront présentés lors d’un webinaire (en anglais) le 5 juillet à 11h. Vous pouvez vous inscrire ici.

 


Le projet NIEM est cofinancé par le Fonds Asile, Migration et Intégration (FAMI) de l’Union européenne.

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