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CP/ Une mer, des morts sans sépulture

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Une mer, des morts sans sépulture


La mer Méditerranée n’en finit plus d’être un cimetière sans sépulture pour les migrants qui fuient la guerre, les violences et les persécutions.

Le 10 septembre 2014, environ 500 femmes, hommes et enfants originaires de Syrie, de Palestine, du Soudan et d’Égypte, auraient péri au large de l’île de Malte après avoir tenté la traversée de la Méditerranée depuis Damiette en Égypte et ont vu leurs passeurs emboutir volontairement leur embarcation de fortune. Le 14 septembre 2014, une autre embarcation a également coulé au large de la Libye. Il y aurait plus de 150 victimes.

Ces deux nouveaux drames nous rappellent de manière tragique l’urgence : prendre la pleine mesure des besoins actuels en matière de sauvetage en mer et accorder aux opérations des moyens adéquats et suffisants afin de mettre un terme à cette série de naufrages à répétition.   

À ce titre et malgré les critiques dont elle a pu faire l’objet, l’opération de sauvetage Mare Nostrum a obtenu des résultats significatifs et a permis de sauver de nombreuses vies en portant secours à plus de 63 000 migrants depuis octobre 2013.
 
Nous ne pouvons donc qu’exprimer notre préoccupation au regard de l’arrêt de cette opération prévue en novembre 2014 et de son remplacement par « Frontex plus », fusion et extension des opérations de Frontex mises en œuvre en Italie. Pour rappel, Frontex est une opération de coordination du contrôle aux frontières extérieures et non un programme opérationnel de secours en mer.

Loin de laisser présager une diminution du nombre de drames en Méditerranée, cette orientation nous interroge une fois de plus sur la politique de solidarité mise en œuvre par l’Union européenne, c'est-à-dire par les États membres.

 


Pierre Henry, Directeur général de France terre d’asile 

 

Paris, CP, France terre d'asile, le 16/09/2014