Main menu

cp/Rencontre avec le Ministre Besson dans le centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir

Vendredi 15 janvier 2010, M. Eric Besson, Ministre de l’Immigration, s’est rendu dans le centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir dans lequel France terre d'asile intervient depuis le 1er janvier 2010, afin d’apporter une information et une aide à l’exercice effectif des droits des étrangers retenus. C’est également le cas à Palaiseau, Coquelles et Oissel.

 

De gauche à droite : Monsieur Pierre Henry, Directeur Général de France terre d'asile, Madame Anne Boquet, Préfète des Yvelines et Monsieur Eric Besson, Ministre de l’immigration – Centre de rétention de Plaisir, vendredi 15 janvier 2010 Crédit photo : Radek Ficek pour France terre d'asile

 

Selon les sources disponibles, le CRA de Plaisir a accueilli 767 personnes en 2008, dont 152 femmes.


La capacité du centre est de 32 places, dont 6 places réservées aux femmes et aux familles, et il est géré par les services de la police aux frontières. En 2008, 71% des personnes retenues dans le centre de Plaisir l’ont été en exécution d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) et environ 29% des personnes retenues ont été effectivement éloignées du territoire français. Depuis le 1er janvier 2010, 26 personnes ont été retenues dans ce centre.

 

A l’occasion de cette rencontre avec le Ministre, Pierre Henry, Directeur Général de France terre d’asile, a tenu à rappeler :

- La nécessité pour une société démocratique de s’interroger sur la légitimité de mesures privatives de liberté sur simple décision administrative ;

- La volonté de son organisation de réfléchir avec ses partenaires à la mise en place et au développement d’alternatives raisonnables à la rétention (assignation à résidence, garantie de représentation notamment) ;

- L’urgence de travailler à une modification profonde de la législation sur le droit au séjour des étrangers (nous pensons ici particulièrement à des personnes qui sont placées en centre de rétention, au hasard d’un contrôle, alors qu’elles travaillent, paient des impôts, cotisent sans jamais troubler l’ordre public mais sans pouvoir accéder au droit au séjour).

 

Paris, cp France terre d'asile, le 15 janvier 2010