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Publications spéciales

Le récit du demandeur d'asile, de son émission à sa réception

Année : 2020

Thématique abordée :

Droit d’asile

Conseils, guides de procédures et avis divergent aujourd’hui sur l’aide au récit. Si certains plaident pour une précision spatiotemporelle nécessaire, voire une volumétrie conséquente, d’autres estiment qu’un récit doit se concentrer sur l’essentiel sans verser dans le détail. Ces avis disparates sont-ils révélateurs de traditions de l’accompagnement différentes, de parcours scolaires et universitaires hétéroclites des intervenants sociaux ? Ne sont-ils pas plutôt la conséquence de conditions d’accueil hétérogènes des structures ? La catégorisation des demandeurs d’asile en fonction de processus d’accueil parfois déterminés au niveau européen a-t-elle des conséquences sur la place du récit dans la demande d’asile ? À titre d’exemple, on peut mentionner la contrainte temporelle, qui est variable. Ainsi, on considère souvent que les intervenants agissant en Structure de premier accueil des demandeurs d’asile (Spada) disposent de peu de temps pour l’aide au récit, quand ceux travaillant en Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) auraient l’occasion d’approfondir l’histoire du demandeur, voire de le préparer à l’entretien.

À l’heure de la réduction des délais de procédures, cette problématique est présente également du côté des personnes recevant et examinant les demandes d’asile. Comment les officiers de protection de l’Ofpra, les rapporteurs de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) et les juges conçoivent-ils le rôle du récit ? La même question peut être posée aux avocats qui, devant accompagner et défendre les demandeurs, peuvent aussi avoir des opinions divergentes sur le rôle du récit. Devant ces questionnements, il convient de confronter les avis et expériences des différents acteurs confrontés aux récits des demandeurs d’asile, de leur émission à leur réception.

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