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Les accords italo-libyens depuis 2000

De Rome à Benghazi : le devoir de protéger ne peut pas être à géométrie variable !

Dans une interview publiée le 28 mars par le quotidien Il Corriere della Sera, le Ministre de l’Intérieur italien, Roberto Maroni, a menacé de rapatrier de force les milliers de migrants tunisiens qui continuent à débarquer sur les côtes de l’île de Lampedusa, si les autorités tunisiennes ne bloquaient pas les départs à partir de leurs côtes. Maroni a ainsi déclaré qu'en revanche, « les Somaliens et les Erythréens ne peuvent pas être rapatriés, car ils fuient la guerre, et ils ont le droit à une protection internationale ». Le ministre a également souligné que l’Italie leur donnera assistance, et renouvellera sa demande auprès de l’Union européenne de partager entre les Etats membres la prise en charge de ces exilés.

Et voilà qu’aujourd’hui l’Italie, comme l’Union européenne et la plupart des Etats membres, n’hésite pas à dénoncer la dictature de Kadhafi, à soutenir les groupes d’opposants libyens et à se déclarer « inquiète » pour les milliers de réfugiés subsahariens actuellement coincés en Libye. Alors que ces dernières années, ces mêmes Etats étaient si prompts à conclure des accords avec le Colonel libyen pour la surveillance des frontières et le contrôle de flux migratoires au mépris des plus élémentaires droits humains.

Parmi les Etats de l’Union, l’Italie est sans doute celui qui a signé le plus grand nombre d’accords bilatéraux avec la Libye pour la collaboration contre l’immigration irrégulière.
Pendant longtemps, les relations entre ces deux Etats ont été très tendues à cause du contentieux colonial et de la prétention libyenne d’obtenir d’importants dédommagements pour les « blessures » occasionnées par l’Italie pendant la période coloniale (1911-1943).

Néanmoins, à partir de la fin des années 1990, les deux Etats ont commencé à se rapprocher et ils ont signé plusieurs accords de collaboration dans plusieurs domaines, et en particulier pour la lutte contre l’immigration illégale.

L’Italie a signé 3 accords de coopération depuis 2000 :

Par ces accords, les milliers de migrants traversant les eaux territoriales libyennes et internationales sont refoulés vers les côtes libyennes sans qu’aucune mesure de protection n’ait été envisagée par l’Italie, qui à présent fait des recommandations pour la protection des réfugiés en Lybie.

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